Youcef Atal : La cabale, acte II !
Il a été jugé, inculpé et s’est acquitté de sa « peine ». Dans l’absolu, les compteurs devraient être remis à zéro pour Youcef Atal qui a été condamné à huit mois de prison avec sursis et 45 000 € d’amende pour « provocation à la haine » concernant le conflit entre le Hamas et l’Occupant Sioniste. Mais tout a été fait pour qu’il quitte l’OGC Nice et la France après son soutien affiché à la Palestine. Ces derniers jours, un retour dans le championnat français pour (éventuellement) jouer à l’Olympique de Marseille a été évoqué. Suffisant pour que le lobby sioniste essaie de faire capoter ce transfert.
Par Mohamed Touileb
Les attaques multiples contre le défenseur. Une simple rumeur « mercato » et voilà le passé d’Atal qui se retrouve exhumé par certains afin de lui pourrir la vie. Pourtant, la justice a tranché. Et quand quelqu’un a purgé sa condamnation, personne ne doit lui coller une culpabilité éternelle. Notamment dans un supposé pays des Droits de l’Homme. Mais, apparemment, les associations qui servent à faire diversion avec la poudre de perlimpinpin ont une amnésie sélective qui vise des catégories spécifiques de gens et de religions. Sinon, comment expliquer l’acharnement contre Youcef Atal ? Après un départ précipité de la France en janvier écoulé, l’ancien Niçois est face à l’opportunité de retourner sur les terres de Napoléon.
Le CRIF encore et toujours
Mais il s’avère que les négociations avec les Marseillais dérangent. Le premier à lancer l’assaut était Benoît Payan, le maire de Marseille. « Je ne suis pas président de l’OM, mais je peux vous dire une chose en tout cas : chaque propos antisémite, chaque propos raciste, qui a fait l’objet d’une condamnation ou pas d’ailleurs, n’est pas acceptable, n’a rien à faire dans le sport, n’a rien à faire à l’OM », avait-il estimé.
Dans la foulée, Payan a assuré qu’il avait l’intention de « prendre attache avec le président Pablo Longoria. Il n’y a pas de place pour ce genre de débordement. Que l’on soit juif, musulman, chrétien ou athée, on est tous dans le stade, on a tous la même ferveur. S’il y en a un qui porte le maillot de l’OM et qui n’a pas ces valeurs-là, alors il n’a rien à y faire ». En d’autres termes, Atal ne serait pas le bienvenu dans le club Phocéen. Et c’était le premier coup de pression sur la direction et l’entraîneur De Zerbi qui tenait (il y tient toujours mais son souhait ne sera pas facile à exaucer) à faire signer le natif de Tizi-Ouzou.
Après le maire de Marseille, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui avait déposé plainte contre l’Algérien en octobre écoulé provoquant ainsi une grosse machination contre lui après une story Instagram, a porté l’estocade. Dans une lettre envoyée à l’OM, la présidente Fabienne Bendayan a estimé que le club « enverrait un message négatif et contradictoire par rapport aux efforts continus que nous déployons tous pour combattre l’intolérance qui font la fierté de notre club et de notre ville ».
Diversité ? Mais bien sûr !
Le CRIF a même fait part de son « inquiétude que le Club de football de l’Olympique de Marseille envisageait de recruter le joueur Youcef Atal, récemment condamné pour incitation à la haine antisémite » notant que « l’OM a toujours été un symbole de diversité, de tolérance et d’unité dans notre région. Le club incarne des valeurs humanistes qui rassemblent au-delà des différences, et il est un exemple pour de nombreux jeunes qui voient en ses joueurs des modèles à suivre ». Diversité, sans les Musulmans à priori. Face à cette cabale médiatique, et comme nous l’avions relevé dans notre livraison du 30 juin, voir Atal porter la tunique marseillaise n’a pas beaucoup de chances de se faire. En plus, l’OM ne voudrait probablement pas s’encombrer avec une affaire extra sportive même si le talent du Dz en vaut certainement la peine.
M.T.
