1 mai 2026
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Il a assuré qu’il assumera jusqu’au bout son choix de jouer pour la France

Adli – Algérie : Le point de non-retour

Dans son interview publiée samedi par La Gazetta dello Sport, Yacine Adli a voulu expliquer sa décision de viser une place en équipe de France plutôt que l’Algérie. Sa sortie médiatique était pleine de maladresses.

Par Mohamed Touileb

Pour ne rien arranger, sa mise au point, intervenue plus tard dans la journée, était encore plus maladroite. Et on peut dire que sa communication a annihilé toutes ses chances, aussi infimes furent-elles, de switcher pour les Verts si son « plan Bleus » foire.

L’échange avec Belmadi ? C’était « banal » pour lui

Il y avait bel et bien un contact entre Yacine Adli et Djamel Belmadi par le passé. Le milieu de terrain lui-même l’avait affirmé dans l’entrevue avec La Gazetta dello Sport. « J’ai parlé avec Belmadi, les choses allaient dans le bon sens. Il m’appréciait beaucoup. Mais la situation s’est compliquée après son départ », a reconnu Adli.

Toutefois, le sociétaire de l’AC Milan a rectifié, dans un post sur son compte X (anciennement Twitter), le tir en écrivant qu’il n’envisageait pas pour autant de porter la tunique des Fennecs. « J’ai dit que j’avais eu une discussion avec Mr. Belmadi avec qui j’ai échangé longuement sur plusieurs sujets mais très peu de football », précise-t-il non sans mentionner que « j’ai dit qu’à mon sens son départ serait une perte pour la sélection. Mais je n’ai jamais dit que son départ changerait quelque chose à ma décision comme je n’ai jamais dit à quiconque que je souhaitais rejoindre la sélection auparavant ». En langage décrypté, Adli laisse entendre qu’il n’avait pas l’intention de changer sa nationalité sportive.

Il sait que la porte est définitivement fermée

Le Milanais assure « être honnête et transparent sur ma décision plutôt que jouer la carte de l’indécision. Je ne suis qu’un joueur banal avec mes objectifs et que je réussisse à les atteindre ou non cela ne changera rien à ma personne ». Il ajoutera même qu’il est « inutile de me dire que les portes de la sélection me sont ouvertes ou non. Avec mes déclarations elles se sont fermées quoiqu’il advienne. J’ai de la fierté et -surtout- qu’une parole, sûrement mon côté Algérien ».

Les propos de l’ex-pensionnaire des Girondins de Bordeaux sont à l’endroit de nombreux algériens qui l’ont, d’ores et déjà, blacklisté et ne veulent pas le voir un jour représenter El-Khadra dans le cas où son projet international avec les « Tricolores » ne se concrétise pas. Lui qui avait expliqué qu’« en tant que joueur, je veux jouer au plus haut niveau, jouer pour la France est un de mes objectifs » en arguant que cela « ne veut pas dire que la sélection algérienne n’est pas le très haut niveau mais simplement que le challenge est plus élevé pour moi de vouloir rejoindre l’équipe de France ». Ce n’est pas la poudre de perlimpinpin qui soignera cette grosse fracture.

M.T.

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