19 avril 2026

Il ne peut pas compter sur lui sereinement en raison des blessures

Atal : Petkovic doit trouver une alternative

On a pu le voir lors des précédents rassemblements. Youcef Atal (28 ans) demeure un recours principal en sélection en toutes circonstances. Qu’il soit sans club ou peu compétitif, le latéral droit est constamment appelé… sauf quand il est blessé. Et les blessures ne semblent pas le lâcher. A tout instant, le pensionnaire d’Al Sadd SC, qui ne compte que 42 matchs internationaux depuis 2017 pour 24 passages à l’infirmerie, peut quitter une partie. La variante peut venir chambouler les plans pérennes de Petkovic. Le sélectionneur des Verts se doit peut-être de reconsidérer sa stratégie pour le natif de Tizi Ouzou.

Par Mohamed Touileb

Mardi écoulé, Atal s’est à nouveau blessé. En l’espace de deux mois, l’Algérien s’est déjà blessé à deux reprises avec Al Sadd SC avec qui il s’était engagé en septembre dernier. Après un passage express de 6 mois du côté d’Adena Demirspor (Turquie), l’ancien sociétaire de l’OGC Nice, qui l’avait résilié pour faute grave (comparution et condamnation pour avoir soutenu la Palestine), Atal avait galéré à trouver un point de chute.

Pas de préparation d’intersaison : le préjudice physique

En effet, le moment du regroupement de septembre arrivé, il était toujours sans club. Mais, on peut le rappeler, Vladimir Petkovic, avait décidé de le sélectionner pour amorcer les éliminatoires de la CAN 2025 contre la Guinée équatoriale et le Liberia. Le Bosnien avait indiqué que cette convocation était dans un esprit d’encouragement au joueur qui ne devait pas traverser cette période difficile tout seul. Surtout que c’est quelqu’un qui avait donné beaucoup de choses à l’EN par le passé.

Mais cette signature tardive du côté de la formation de Doha avait déjà deux préjudices. Le premier était sportif car Atal n’a pas pu faire la très importante préparation d’intersaison qui reste déterminante pour un footballeur de haut niveau afin de tenir la cadence et permettre à l’organisme d’affronter le rythme des matchs. Quant à la deuxième, elle est administrative sachant qu’il avait dépassé le temps pour être inscrit sur la liste de la Qatar Stars League (QSL) qui avait déjà débuté.

A partir de là, Atal devait se contenter de disputer les matchs de la Ligue des Champions asiatique (AFC) soit, au mieux, un seul match par semaine. Et même ce détail n’a pas poussé Petkovic à se passer de lui malgré un manque de compétition non négligeable par rapport à d’autres joueurs. Certes, en octobre, le joueur a dû déclarer forfait pour… blessure. Mais il était revenu pour les rencontres de novembre. Et on a pu voir qu’il n’avait pas vraiment les jambes d’avant.

L’obligation d’avoir trois latéraux droits

Les indicateurs des stages précédents montrent bien que Petkovic a envie de compter sur Atal. Mais cela fait que le coach des Verts partira, à chaque fois, avec le risque de perdre une corde de son arc au cours d’un regroupement ou d’un tournoi. Dès lors, il ne peut pas se contenter d’avoir une doublure seulement. S’impose alors le fait de mettre trois latéraux sur les listes. 

Certes, Aïssa Mandi a, parfois, montré qu’il peut dépanner. Mais on a clairement pu voir qu’il n’avait plus la vivacité d’occuper le poste. Pour sa part, Mohamed Farsi a prouvé qu’il peut être un substitut fiable en cas de besoin. Mais il n’en demeure pas moins que se contenter de Farsi peut être une erreur fatale. D’où le besoin indispensable d’appeler un troisième latéral. Et la tendance va pour Mitchell Weiser qui a changé sa nationalité sportive le mois dernier sans pour autant être convoqué pour la dernière date FIFA. Mais Petkovic a laissé entendre qu’il suit le joueur du Werder Brême qui a, à la fois, l’expérience (30 ans) et les qualités requises pour remplacer Atal.

M.T.

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