25 mai 2026

Un nul au goût de défaite face à l’ESS

Maâloul essuie les critiques !

Les Rouges pouvaient espérer mieux lors de leur déplacement à Sétif face à l’ESS. Il y avait place pour une victoire face à un adversaire moyen, mais le coaching de l’entraîneur Nabil Maâloul en deuxième mi-temps est remis en question. Le coach essuie les critiques.

En allant affronter l’ESS, les Usmistes se sont contentés d’un match nul (1-1). Ils menaient au score depuis la 30e minute, avant de tomber dans les dernières secondes du match, en concédant le but égalisateur sur une faute défensive, dans un scénario cruel, faut-il le dire. Un résultat qui ne fait absolument pas leurs affaires pour la simple raison qu’ils n’ont pas avancé dans le classement général du championnat, en occupant la 6e place avec 17 points au compteur. Les trois points leur auraient permis de se hisser vers la 4e place et du coup, rester toujours collés au podium, en attendant de disputer les matchs retards. D’après ce que nous avons constaté, il y avait largement place pour une victoire. Après une première mi-temps au-dessus de la moyenne, les joueurs de l’USMA ont reculé derrière et subi la pression de l’équipe adverse durant toute la deuxième période du match, sans pour autant parvenir à construire la moindre attaque ou une action dangereuse. Et pourtant, l’Entente n’a pas montré grand-chose avec un jeu très brouillon et a profité d’un petit détail pour remettre les pendules à l’heure. Du coup, on s’interroge pourquoi ils ont surestimé leur adversaire, donnant l’impression comme s’il s’agit d’une finale. Il faut dire que c’est un nul au goût de défaite dans la mesure où il y avait largement place pour une victoire et l’entraineur Nabil Maâloul assume une grande part de responsabilité. En effet, il n’a pas fait un bon coaching pour maîtriser convenablement les débats du match. Au moment où son équipe subissait la pression adverse, on s’attendait à des changements offensifs, principalement dans l’animation du jeu. Autrement dit, il fallait jouer et tenter de doubler la mise, où éventuellement faire le break et assommer l’adversaire, mais le coach a dû attendre jusqu’à la 80e minute pour incorporer deux milieux de terrain à vocation défensive, en l’occurrence Embarek (Il n’a pas joué depuis plus d’un mois, ndlr) et Boukhanchouche, avant de faire entrer le défenseur central Azzi dans le temps additionnel. Sur le banc, il disposait de Terrazas ou encore d’Aït-El-Hadj, deux joueurs qui pouvaient apporter un plus. On s’interroge aussi pour quelles raisons Merili n’a pas été convoqué, un joueur qui aurait offert d’autres solutions offensives à son entraineur. Si l’ancien sélectionneur de la Tunisie est critiqué, c’est aussi parce que le rendement de l’équipe laissait à désirer, où les joueurs ont peiné à faire des phases de jeu appréciables et on a plutôt vu un jeu brouillon, notamment dans le dernier quart d’heure du match… En somme, les Rouges ont laissé filer deux précieux points à Sétif, à la grande déception des nombreux supporters qui ont fait le déplacement à la capitale des Hauts-Plateaux pour soutenir leur équipe favorite, mais ils devront tourner la page et se projeter sur leur prochain rendez-vous, à l’occasion de la réception du MC Oran. Ce sera l’occasion pour rectifier le tir et se relancer ainsi en championnat. Nabil Maâloul, quant à lui, sera appelé à revoir plusieurs choses dans un match où un autre faux-pas est strictement interdit.

Moussa Maidi 

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