Aït-Nouri : Un rôle au théâtre des rêves ?
En dépit de la méforme de Wolverhampton Wanderers, qui lutte pour sa survie en Premier League, Rayan Aït-Nouri parvient à se distinguer (3 buts et 3 passes décisives en 18 apparitions). L’Algérien est l’un des joueurs susceptibles de bouger dès le mercato hivernal en Angleterre. Et son courtisan n’est pas n’importe qui car il s’agit de… Manchester United.
Par Mohamed Touileb
Certes, ce n’est plus le Manchester United de Sir Alex Ferguson. Mais une signature chez les « Red Devils » constituera un bond significatif dans la carrière d’Aït-Nouri qui a, jusque-là, évolué dans des clubs de seconde catégorie comme le SCO d’Angers et les Wolves. C’est pour dire que l’exigence ne sera pas la même pour le gaucher qui peut aussi jouer comme piston, voire ailier quand cela est nécessaire. Il y a quelques jours, le Fennec a livré un match assez abouti avec les siens en réception des Mancuniens (succès 2-0). Tout cela sous les yeux de Ruben Amorim, nouvel entraîneur des « Diables Rouges ».
United a besoin d’un latéral
Le technicien portugais a bien remarqué qu’Aït-Nouri a des qualités qui conviennent parfaitement à sa philosophie de jeu. Aussi, à ce jour, Manchester United n’a pas de latéral gauche fixe en l’absence de Luke Shaw, blessé. C’est Diogo Dalot, un droitier, qui dépanne sur ce flanc. C’est pour dire que Man U a grandement besoin de renfort dans ce secteur.
Après, il faut savoir que dans ce genre de clubs, le niveau d’exigences reste sensiblement plus élevé par rapport à ce à quoi Aït-Nouri a été habituellement confronté. C’est pour dire qu’un « move » vers une top franchise peut aussi plomber sa progression et son retour au premier plan si jamais il ne joue pas constamment.
Aussi, la situation sportive à Manchester United n’est pas rassurante car l’équipe se cherche toujours avec une courbe de résultats instable malgré le changement sur le banc avec le départ de Ten Hag. De ce fait, débarquer dans une formation qui se cherche reste une arme à double tranchant. En effet, Aït-Nouri peut en profiter et devenir un élément important du processus de reconstruction.
Un timing à risque ?
Dans un scénario moins optimiste, il pourrait se retrouver cantonné au banc. Ce qui aura un impact direct sur sa situation en sélection où Jaouen Hadjam a prouvé qu’il pouvait le soumettre à une rude concurrence au poste. On peut donc s’interroger sur l’utilité d’un éventuel transfert d’Aït-Nouri vers Manchester United lors de ce mercato d’hiver sachant que la deuxième partie de saison sera marquée par les défis importants qui attendent l’équipe nationale avec la poursuite des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 dès le mois de mars prochain.
Sur les bases de ce que le natif de Montreuil (Paris) a montré jusque-là, on peut penser qu’il a le bagage nécessaire pour tenter le pari. Mais est-ce vraiment le moment de s’aventurer ? On craint bien que non. Particulièrement quand on se rappelle qu’il a sa place chez les Wolves où il était parvenu à redresser la barre l’année dernière alors qu’il était proche de bouger vers l’OGC Nice (France) avant que Gary O’Neil, son ex-coach à Wolverhampton, ne lui donne l’opportunité pour s’imposer. Désormais remplacé par Vitor Pereira, il y a le risque que son statut change encore dans une équipe qui traverse une zone de turbulences. Le dernier mot reviendra au défenseur de 23 ans estimé à 35 millions d’euros.
M.T.
