17 avril 2026
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Il briguera un mandat complet à la tête de la FAF

Walid Sadi : Veni, vidi… vissé

Désigné, le 21 septembre 2023, pour prendre le relais et terminer le mandat olympique 2021-2025 après le départ forcé de Djahid Zefizef, Walid Sadi a déclaré, avant-hier, qu’il compte poursuivre sa mission à la tête de la Fédération algérienne de football (FAF) pour le quadriennat à venir. Une décision qui ne surprend personne et qui représenterait un gage de « stabilité », selon l’actuel patron de la FAF.

Par Mohamed Touileb

Samedi, en marge de la mise en conformité, approuvée par l’unanimité de l’Assemblée générale de l’instance du foot Dz, des statuts de la FAF par rapport à ceux de la FIFA, Walid Sadi a fait publiquement part de son intention de rester aux commandes de la structure fédérale pour les quatre années à venir. «Les membres demandent la stabilité. Je vous annonce que je vais me présenter pour un nouveau mandat in cha Allah. Il faut remercier les membres de l’AG car c’était un OUI à l’unanimité. C’est le début d’une nouvelle ère avec de nouveaux statuts, qui met en exergue les principes de bonne gouvernance et de transparence, c’est tout bénéfice pour notre pays», a indiqué le successeur de Djahid Zefizef sur le trône du siège de Dely Ibrahim.

Soutien de la haute sphère

La stabilité est sortie comme la carte salvatrice de la balle ronde nationale. Surtout que la FAF a vu passer trois hommes à ses manettes depuis que Kheireddine Zetchi a été «chassé» des lieux malgré un sacre retentissant de l’équipe nationale à la CAN 2019 en Egypte. Suite à ce tour de force des autorités qui ont empêché le chairman du Paradou AC de se représenter, ni Charaf-Eddine Amara, ni Djahid Zefizef n’ont pu remplir leur mission aux commandes de la FAF. Les deux hommes n’ont pas survécu à des échecs, tant celui sportif (élimination contre le Cameroun à la Coupe du monde 2022) pour Amara et l’incapacité à percer le Comité exécutif de la CAF pour Zefizef. Justement, Sadi a – lui aussi – dû composer avec la sortie prématurée de l’équipe nationale à la CAN 2023. Il avait le dossier sensible de la résiliation du contrat de Djamel Belmadi à gérer. Et, pour exercer sa fonction, il a clairement pu compter sur l’appui considérable des décideurs au pays puisqu’il a même hérité du poste de ministre des Sports en novembre écoulé sur décision du président de la République M. Abdelmadjid Tebboune.

Cumul de fonctions : La FIFA à la rescousse

A partir de ce moment, il se murmurait que Sadi ne pouvait pas cumuler ces deux fonctions d’après le décret exécutif 15/340 du 28 décembre 2015. Sauf que sa candidature à sa propre succession intervient après l’amendement des statuts de la FAF. Ainsi, les lois FIFA «cautionnent» que Sadi ait plusieurs casquettes avec un pied au gouvernement et un autre à Dely Ibrahim. Cette fois, c’est la structure planétaire qui «interfère» pour rendre « caduque » une ordonnance gouvernementale. Sadi est dérogé pour jouer sur plusieurs fronts. En mars prochain, il devrait être réélu au sommet de la FAF en plus de décrocher un poste dans le Bureau exécutif de la CAF. Cela s’ajoutera à sa fonction de ministre des Sports mais aussi de vice-président de l’Union nord-africaine de football (UNAF). En l’espace d’un an et demi, Sadi a pu sacrément garnir son CV qui ne comptait que la ligne de manager général de l’équipe nationale du temps de son mentor Mohamed Raouraoua. Une fulgurante ascension.

M.T.

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