Par Rafik-Rabhi
Après la victoire des Young Africans face à Al Hilal, c’est l’engouement à Dar es Salam car on ne parle que de cette affiche décisive face au Mouloudia d’Alger. D’ailleurs, quatre jours avant le choc des titans qui est programmé ce samedi à 14 h au Benjamin Mkapa stadium, la direction des Young Africans a déjà mis en vente les billets de cette rencontre. Les tickets sont en train de s’écouler à vitesse grand V, ce qui présage le déroulement de ce match à guichets fermés. On attend ce samedi environ 60 000 supporters qui seront à fond derrière leurs joueurs. D’ailleurs, les fans des Yanga sont en train de se mobiliser dans les rues de Dar es Salam avec comme seul objectif la victoire et rien que la victoire face aux champions d’Algérie. Et comme ce fut le cas pour l’USMA puis le CRB, les Tanzaniens déclenchent déjà la guerre psychologique avant l’arrivée de la délégation mouloudéenne à Dar es Salam. Il est évident que les gars de Bab El Oued s’attendent à vivre l’enfer à Dar es Salam avec un public hostile qui leur a réservé un accueil très spécial. Les hommes de Benyahia doivent se préparer mentalement à se produire dans un Benjamin Mkapa Stadium en ébullition. Tout sera contre le Mouloudia qui devra naviguer contre vents et marées avec cette ambition inébranlable d’arriver à bon port. Pas question pour les partenaires de Abdellaoui que leur aventure en Ligue des champions s’arrête net ce samedi alors qu’ils ont accaparés cette deuxième place dès le coup d’envoi de la phase de poules. Cette dernière ligne droite parait courte et lointaine à la fois pour les champions d’Algérie qui joueront gros après-demain à Dar es Salam. Une élimination de la LDC serait perçue par tous les Mouloudéens et les observateurs comme un véritable cataclysme. Le Mouloudia aura besoin d’une force de caractère et d’une grosse solidarité pour sortir indemne de ce périlleux voyage en Tanzanie qui doit se terminer en extase. Hormis les absences de Mohamed Zougrana et Merouane Khelif, tous les joueurs sont mobilisés pour ce match que Benyahia qualifie de celui de l’année.
R.R.
