22 avril 2026

Bentaleb, une lutte jusqu’au pouls !

L’inquiétude était réelle tant pour sa santé que son avenir de sportif. En juin dernier, Nabil Bentaleb était victime d’un arrêt cardio-respiratoire quelques jours après une ultime apparition avec l’équipe nationale en Ouganda. Dans un premier temps, il s’agissait de l’aider à sortir du danger. La pose d’un pacemaker était nécessaire. Neuf mois plus tard, il va, sur décision inédite de la Commission médicale de la Fédération française de football (FFF), pouvoir rejouer avec Lille OSC dans l’attente de revenir éventuellement chez les Fennecs.

Le retour de Nabil Bentaleb c’est beaucoup de travail, d’espoir mais aussi ce soutien à toutes épreuves que son club lui a témoigné durant cette passe très compliquée de sa vie. Le milieu de terrain et son entourage ont cru, sans faille, en un possible retour sur les terrains. Cela n’était pas impossible. Mais il n’y avait aucun précédent en France.

Un précédent en France

Un protocole a été mis en place et le Fennec a pu passer tous les paliers jusqu’à obtenir le feu vert de la Commission médicale de la Fédération française de football (FFF). La décision devait être rendue à la mi-janvier. Cela a pris un peu plus de temps. Mais la patience et la persévérance de Bentaleb ont fini par payer. Jeudi, il a retrouvé les terrains d’entraînement. Et il a eu droit à une haie d’honneur de la part de tous les staffs ainsi que ses coéquipiers et des joueurs des jeunes catégories.C’était une manière de le féliciter pour ses efforts consentis pour pouvoir imiter les Christian Eriksen, qu’il a déjà côtoyé du côté de Tottenham Hotspurs, et Daley Blind qui ont, eux aussi, connu des soucis cardiaques nécessitant de greffer un mini-défibrillateur permanent afin qu’il puisse retaper dans le ballon. Mais il faut savoir que si cela est autorisé en Angleterre et aux Pays-Bas, les autres championnats sont réticents à faire rejouer les footballeurs avec cette sérieuse contrainte médicale.

Force mentale et détermination

D’ailleurs, Bentaleb révèle avoir échangé avec Eriksen. «J’ai pu parler avec Eriksen. Il m’a énormément aidé en me rassurant et en m’expliquant ce qui m’attendait (en termes de procédure et de sacrifices, NDLR). J’ai aussi parlé à Adam Locker à qui cela est aussi arrivé», a indiqué le Dogue en conférence de presse. En tout cas, les Lillois et Bentaleb ont voulu changer les choses. Et cela s’est réalisé. Et les deux parties se réjouissent d’avoir pu traverser ce gros défi ensemble. L’ancien sociétaire de Tottenham Hotspurs et de Schalke 04 est très content d’avoir renoué avec sa passion et sa profession après avoir frôlé la mort.

Il évoque une délivrance. «Je n’y croyais pas trop. J’ai tellement attendu ce moment que j’avais l’impression que ce n’était pas réel. Quand on dit qu’il y a des hauts et des bas, ce n’est pas que dans la décision. Il y a aussi l’aspect mental. Moi qui pensais être fort mentalement, j’ai découvert une autre forme de force mentale», raconte Bentaleb. A 30 ans, il a gagné le plus gros match de sa carrière. Celui de la vie. Pour ce qui adviendra, c’est tout bénef pour lui. Ce que Nabil a accompli est très fort et force l’admiration en attendant qu’il soit aussi de retour en sélection à l’avenir. Et cela pourrait se faire dès le rassemblement de mars prochain en guise de récompense pour sa rude bataille.

M.T.

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