31 mai 2026

Rouissat –El Harrach, la réconciliation oui, mais pas au détriment de la loi

Après les tristes évènements survenus à Ouargla avant le match MB Rouissat – USM El Harrach, événements qui ont secoué l’Algérie du football on s’attendait à ce que la fédération algérienne de football, par le biais de sa commission discipline frappe d’une main de fer, les auteurs de ces fauteurs de troubles.

Par Mustapha Ouaïl

Voilà maintenant près de trois semaines, et rien à l’horizon. La FAF, la Ligue nationale du football amateur (qui est en fait professionnel) et la commission de discipline ne soufflent pas le moindre mot sur cette affaire. Parce que c’en est une.

Au lendemain de ces événements, la FAF avait pondu un communiqué dans lequel elle « exprime son profond regret et sa ferme condamnation des actes de violence survenus ce jeudi 27 février 2025, au stade du 18 Février à Ouargla, ayant conduit à l’annulation de la rencontre entre le MB Rouissat et l’USM Harrach ». Là, c’est très bien, super même. La FAF exprime sa ferme condamnation des actes de violences. Ok, et après cette FAF elle fait quoi depuis ? Rien.

Dans ce communiqué qui se voulait rassurant, la fédération rajoute sur un ton des plus solennel. « Il est impératif de lutter avec fermeté contre ce fléau et de prendre les mesures nécessaires afin d’écarter les éléments perturbateurs et récidivistes qui nuisent au football. » Impératif de lutter avec fermeté contre ce fléau et prendre les mesures nécessaires afin …Que des paroles. Rien que des paroles. Et puis, plus de trois semaines plus tard, rien, nada, walou. 

Voulant certainement montrer les muscles face à cette violence qui gagne du terrain, 

la fédération indique dans son communiqué «  La Fédération Algérienne de Football annonce l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur ces malheureux événements et d’établir les responsabilités ». Un commission d’enquête, composée de qui ? Pour faire quoi ?  Elle travaillera sous l’égide de qui ? Jusqu’à aujourd’hui, personne ne le sait.  Enfin… 

Le dossier avait, zaama, était étudier par la Commission de discipline, le lendemain, cette commission informait l’opinion « Le dossier reste ouvert pour compléments d’information. Le président du club recevant, le MBR et l’entraîneur des gardiens de but de l’USMH sont suspendus jusqu’à leur audition.

Réconciliation oui, ne pas faire pas passer la loi, NON !

Ces derniers jours, mes dirigeants des deux clubs se sont rencontrés dans une soirée de réconciliation. L’initiative en elle-même est louable. Quoi de mieux que de voir deux antagonistes de déchirer hier, et puis se réconcilier aujourd’hui ? 

Pour cette initiative nous n’avons aucun problème. Bien au contraire, nous applaudissons. Sauf que, cette rencontre entre Ouarglis et Harrachis ne devrait en aucun cas faire barrage à l’application stricte de la loi. Il ne faut pas qu’on oublie qu’il y a eu des coups, une grosse bagarre, une bataille rangée, des blessures, des insultes, des injures, un envahissement de terrain, un match qui n’a pas eu lieu et certaines personnes arrêtées et déférées devant le parquet pour troubles à l’ordre public. Il s’agit là de la loi. De la stricte application de la loi de la République. Et ce n’est pas une rencontre autour d’une tasse de thé et du Qalb El Louz qui va nous faire oublier qu’il revient à ceux qui ont à charge la gestion de notre football, c’est-à-dire la Ligue et la FAF, d’appliquer la loi dans toute sa rigueur afin que ces événements ne se reproduise plus. La lutte avec fermeté contre ce fléau ne devrait pas se dissoudre dans un bon thé de classe Timimoun accompagné d’une Zalabia de Boufarik. Non. Lutter fermement contre ce fléau, contre la bête immonde qu’est la violence dans nos stades, ne devrait se faire qu’avec la stricte application de la loi (et des règlements régissant le football). On revient une fois de plus à cette rencontre entre les dirigeants des deux clubs, pour dire, avec insistance que cette initiative est louable, nous nous réjouissons même de voir les deux parties attablées pour trouver une solution et aplanir leur différents. Mais il faut que la loi passe.

M. O. 

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