17 avril 2026

Bouanani, Aiglon de haute volée

Il manque peut-être de constance. Mais il a un indéniable talent. Badredine Bouanani l’a prouvé vendredi soir lors du déplacement de son club, l’OGC Nice, chez le Paris Saint-Germain, sacré champion de France. Invaincus en championnat jusqu’à cette 31e journée, les Parisiens ont dû s’incliner devant le talent de l’international algérien. Auteur de 2 passes décisives pour le très important succès (1-3) des siens, l’Aiglon a repris son envol.

Par Mohamed Touileb

Il a un peu disparu des radars. Mais l’Aiglon a pu reprendre de l’altitude en adoptant la bonne attitude. A 20 ans, Bouanani se montre mature et patient. Il saisit ses occasions quand elles se présentent. Peu importe la difficulté du test.

Pour le périlleux déplacement chez un injouable Paris Saint-Germain, invaincu en Ligue 1 Mc Donald’s jusqu’à vendredi, Bouanani a été lancé, pour le deuxième match de suite après sa titularisation contre l’Angers SCO, d’emblée par son entraîneur Franck Haise. Le Fennec, titularisé 16 fois seulement en 34 apparitions (3 buts et 4 passes D au total), n’en demandait pas plus pour étaler son talent au Parc des Princes.

Délicieux pied gauche

Il a commencé par délivrer, un peu après la demi-heure de jeu (34’), une délicieuse passe décisive à Morgan Sanson pour l’ouverture du score. Un amour d’extérieur du pied pour fissurer la ligne défensive adverse. Le Dz venait de signer sa 2e offrande lors des deux derniers matchs. Mais il ne s’arrêtera pas là puisqu’il récidivera pour le 3 buts à 1 à la 70e minute. Cette fois, c’est sur coup de pied arrêté en déposant le ballon sur la tête de Ndayishimiye. Cinq minutes plus tard, il sera remplacé par Sofiane Diop en ayant livré une grosse partie.

Le contenu de Bouanani était super intéressant face à un PSG qui a beaucoup de qualité dans ses rangs et qui reste sur une superbe dynamique. L’Algérien a montré qu’il restait concentré malgré le manque d’opportunités concrètes. Dès le début de la saison, on sentait que l’ancien international « espoir » français devait faire ses preuves pour intégrer les plans de son coach. «Est-ce que j’en attends plus ? J’espère que lui attend davantage de lui-même. Moi, je suis là pour faire des retours individuels, collectifs. Le changement, lui, ne peut venir que du joueur. Il fait de bonnes choses, il doit aller encore plus loin, ça c’est sûr», notait son coach.

Garder le tempo pour être là en juin

Les mois suivants étaient compliqués pour Bouanani qui s’est même (et c’est logique) éloigné de l’équipe nationale où il n’a joué aucune minute sous les ordres de Vladimir Petkovic même s’il a figuré sur la liste d’octobre. C’était sa première et dernière convocation par le successeur de Djamel Belmadi.

Ce retour au premier plan de Bouanani pourrait lui valoir une opportunité lors de la date FIFA à venir en juin et les deux matchs amicaux contre le Rwanda (5 juin) et la Suède (10 juin) durant lesquelles Petkovic pourra expérimenter et donner l’opportunité à des joueurs qui sont dans la même situation que Bouanani. Pour cela, il faudra que le gaucher finisse la saison sur ce même rythme.

M. T.

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