Le RCK traverse une zone de turbulences inquiétante. Non pas uniquement sur le plan sportif, où les résultats sont en dents de scie, qui ont laissé filer l’accession, mais surtout dans les coulisses, où la gestion laisse perplexe. Dans un climat de fin de saison tendu, c’est le silence et le sommeil de la direction qui interrogent le plus. Des décisions importantes laissées en suspens, des conflits internes non réglés, une communication quasi inexistante avec les supporters et la presse. Pour beaucoup, la direction fuit ses responsabilités, au risque de laisser le club s’enfoncer dans une crise profonde. Alors que les joueurs, le staff et les employés du club attendent des signaux clairs en cette période charnière, le président et les dirigeants se murent dans un silence assourdissant. Aucun plan n’a été communiqué concernant la fin de la saison pour ne pas dire aucun mot sur les prolongations ou départs en cours de négociations et encore moins sur les objectifs futurs. Pis encore, certaines décisions sportives, comme le sort de l’entraîneur Boualem Charef ou la gestion de la grogne des jeunes de la réserve, semblent laissées en suspens, sans que personne prenne la peine de trancher.
Une gestion de crise inexistante
Plusieurs épisodes récents ont mis en lumière le manque de réactivité et de responsabilité de la direction. Lors de la suspension controversée de l’entraineur Boualem Charef, aucun communiqué officiel n’a été publié, laissant les rumeurs et les spéculations enfler. La page officielle, tout le temps figée, s’est contentée d’annoncer que la direction koubéenne a décidé de déposer un recours suite à la suspension de six mois infligée à Charef, mais nul n’a vu cette correspondance. De même, après une série de mauvais résultats, aucune voix forte n’est montée pour soutenir le groupe ou clarifier les intentions du club. Dans les vestiaires, le sentiment d’abandon est de plus en plus partagé. Le staff technique, déjà fragilisé par des décisions tardives, doit composer avec une direction invisible. Les joueurs, eux, se posent des questions sur leur avenir et sur la vision du club. Le flou persiste et aucun signe de Salim Messani et son entourage. On laisse les choses s’envenimer, comme si tout cela n’était pas grave
Une rupture avec les supporters
Autre signe alarmant c’est incontestablement la rupture entre la direction et les supporters. Ces derniers, pourtant fidèles et passionnés, dénoncent un manque de considération et avouent que le club est livré à lui-même. Aucun dialogue, aucun mot sur les réseaux et aucune reconnaissance des inquiétudes de ceux qui font vivre le club au quotidien. Un groupe de supporters a d’ailleurs publié récemment un communiqué dans lequel il fustige l’absence de la direction, en particulier Salim Messani qui n’a plus donné signe de vie. Ce laisser-aller risque de durer encore longtemps, ce qui présage un été chaud mais surtout vide. On augure déjà le scénario de la saison passée et les tractations qui ont meublé l’été dernier avant que Messani ne soit intronisé à la tête du club. Les plus pessimistes ont déjà lancé leur verdict : soit la direction est dépassée, soit elle attend la fin officielle du championnat pour s’éclipser. Dans les deux cas, c’est irresponsable…
Youcef M.
