C’est un silence pesant, presque irréel, qui régnait dans le vestiaire de l’USM El Harrach à la fin de leur rencontre face au MB Rouissat à Ouargla. Une défaite amère, synonyme de désillusion pour une équipe qui espérait tant. Loin d’un simple revers sportif, ce match perdu a eu l’effet d’un coup de massue pour les joueurs, le staff technique et l’ensemble des accompagnateurs du club. C’est tout un groupe qui semblait porter le deuil d’un rêve brisé, celui d’un retour en grâce, d’un nouvel élan, ou peut-être simplement d’une stabilité sportive qui leur échappe depuis trop longtemps.
Un vestiaire plongé dans le silence
Dans les couloirs du stade, personne ne parlait. Aucun cri, aucune remontrance, aucun bruit de chaussures jetées ou de bouteilles d’eau écrasées, des scènes fréquentes après une défaite tendue. Non, rien de tout cela. Seulement des regards vides, des têtes baissées, des visages fermés. Certains joueurs avaient du mal à retenir leurs larmes. D’autres, les plus expérimentés, tentaient tant bien que mal de consoler les plus jeunes, de leur expliquer que le football est parfois cruel, que chaque échec peut être un tremplin. L’atmosphère était celle d’un deuil, pas seulement pour les trois points perdus, mais pour tout ce que cette défaite venait symboliser, des espoirs déçus, des efforts vains, une saison qui s’enlise dans l’incertitude.
Un silence assourdissant dans l’avion
L’ambiance dans l’avion qui ramenait l’équipe à Alger n’était guère différente. D’habitude, quelques éclats de voix, des échanges entre joueurs ou membres du staff viennent briser la monotonie du vol. Cette fois, rien. Le silence régnait du décollage à l’atterrissage. Pas de jeu de cartes entre coéquipiers, pas de musique dans les écouteurs partagés, pas même de discussion tactique. Juste le bruit des moteurs et les pensées lourdes qui hantaient chacun. Ce revers contre le MBR n’est pas qu’une simple défaite, il marque un tournant dans la saison de l’USMH, un moment de bascule qui pourrait laisser des traces profondes si une réaction rapide n’est pas amorcée.
Et maintenant ?
Ce climat de deuil doit maintenant céder la place à la résilience. Si la tristesse et le silence ont accompagné le retour de l’équipe, ils doivent être le prélude à une introspection collective. Le club, dans toute sa structure, doit se ressaisir. Les dirigeants doivent parler, rassurer et agir. Le staff technique doit trouver les mots, mais surtout les solutions. Et les joueurs, eux, doivent retrouver l’envie, la hargne et surtout la fierté de porter les couleurs de l’USMH. Car dans le football comme dans la vie, les plus grandes désillusions peuvent précéder les plus beaux sursauts.
M. A-M.
