Ayant entamé les premières démarches dans le cadre de la préparation de la nouvelle saison, les dirigeants du MOB se trouvent face au manque des finances pour concrétiser. En effet, après avoir eu une discussion avec l’entraîneur Mustapha Biskri en début de cette semaine, il était question de procéder à l’entame des contacts avec les joueurs ciblés sur le marché des transferts.
Par Djamel Sahli
Or, au rythme où vont les choses actuellement et l’absence d’une moindre réaction de la part des autorités locales, il semble que cela ne peut se concrétiser sur le terrain. Le président Boukhiba et ses collaborateurs ne peuvent avancer sans la disponibilité des moyens financiers. Cette situation est devenue insupportable et les dirigeants songent sérieusement à la démission, car, ils ne peuvent pas répondre aux attentes et prendre en charge toutes les exigences financières, après avoir déjà dépensé plus de dix milliards auparavant.
Cinq milliards de centimes pour débuter la préparation
En effet, pour espérer débuter la préparation et surtout concrétiser certains contacts avec les joueurs ciblés sur le terrain, les dirigeants ont besoin de pas moins de cinq milliards au minimum, selon les prévisions des responsables mobistes. Cependant, face à l’état actuelle des choses, il est difficile d’assurer la disponibilité de la liquidité étant donné que les caisses sont vides. Le club a dû dépenser beaucoup lors de la saison précédente, notamment en ce qui concerne les salaires et les primes offertes aux joueurs. Actuellement, les dirigeants font face à une vraie problématique concernant l’absence des finances. Ce qui n’est pas un bon signe pour débuter la préparation et éviter d’être confronté au retard à l’occasion de la nouvelle saison qui s’annonce déjà difficile. C’est ainsi que les responsables mobistes pensent à la démission pour sauver leur tête et ne pas assurer les conséquences durant cette période cruciale.
Ils comptent saisir les instances concernées
Face à la situation dans laquelle se trouve le club actuellement, les dirigeants du MOB ne comptent pas rester les bras croisés dans la mesure où ils comptent saisir les instances concernées. A commencer par la direction de la Jeunesse et des Sports, où un courrier devrait être adressé ces jours-ci, pour expliquer les difficultés auxquelles ils sont confrontés. N’ayant pas les moyens de réagir et de faire face aux nombreuses dépenses, à savoir la régularisation des joueurs de la saison écoulée, mais aussi le recrutement de nouveaux éléments, les dirigeants ne comptent pas rester muets. Ils veulent à travers cette démarche rejeter toute responsabilité quant aux conséquences qui en découleront en cas de retard dans la préparation. Ce qui pourrait faire bouger les choses dans le bon sens afin de pouvoir assurer une bonne préparation.
Le silence inquiétant des autorités locales
Ce qui a fait susciter l’inquiétude au sein de l’équipe dirigeante du MOB, c’est surtout le silence des pouvoirs publics et l’absence d’une moindre réaction de la part des autorités. En effet, malgré le fait d’avoir réussir à accéder à l’issue de l’exercice écoulé avec un parcours très honorable, les autorités locales n’ont pas jugé opportun de réagir. Cette situation n’a fait qu’installer un climat d’inquiétude quant à l’avenir du club qui s’annonce déjà difficile. Pour cela, l’option de la démission collective est la seule solution trouvée par les dirigeants afin de pousser les autorités à réagir. Il est aussi question de ne pas assumer les conséquences d’un retard dans la préparation en raison de l’absence des moyens nécessaires pour faire venir des nouveaux joueurs et le renouvellement des cadres de l’équipe.
Hamour : « On songe à une démission collective »
Le porte-parole de cette équipe du MOB à savoir Zahir Hamour, a évoqué la situation financière délicate dans laquelle se trouve son équipe actuellement. Malgré le fait d’avoir réussi à faire accéder le club, les caisses sont vides et aucune solution ne se profile à l’horizon. De ce fait, il a tenu à nous déclarer : « Franchement, on songe à une démission collective. Il n’y a pas de moyens financiers pour faire face à l’avenir où on s’attend à beaucoup de dépenses durant cette période estivale. L’absence d’aides des autorités locales ne font qu’aggraver la situation financière. Si aucune réaction ne vienne nous rassurer, nous allons déposer notre démission. »
D. S.
