L’homme le plus heureux sur terre, c’est évidemment l’entraineur usmiste Mohamed Lacet. Ayant pris une mission suicidaire le mois de mai dernier, l’ancien sélectionneur U20 a vu ses efforts récompensés par un très beau titre : La Coupe d’Algérie. Bien que les résultats en championnat soient loin des attentes, il faut reconnaître à Mohamed Lacete un travail acharné et un professionnalisme qui honore le coach local. Visiblement très ému, Lacete n’a pas caché sa grande joie après la finale, tout en répondant à certains de ses détracteurs. « Ma joie est tellement grande que je ne peux l’exprimer. Bravo aux joueurs qui n’ont ménagé aucun effort pour gagner et qui ont surtout appliqué à la lettre mes consignes. Je leur ai demandé de faire une grande pression sur l’adversaire et cela a été récompensé par deux buts lors du premier quart d’heure du match », dira-t-il, lui qui n’a pas pu retenir ses larmes au coup de sifflet final, et d’ajouter : « C’est une réponse aux détracteurs. Ce qui m’a beaucoup déçu, c’est d’essuyer des critiques de la part de ceux qui me connaissent bien, je m’en remets à Dieu. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je leur pardonne. Aujourd’hui, ils ont vu que Lacete est une compétence locale et qu’il peut entrainer un grand club comme l’USMA », a-t-il avoué. Ce qui est indéniable. Lacete est un entraîneur confirmé, il est une grande compétence, ses connaissances et sa maîtrise de la chose footballistique font de lui un entraîneur d’un très haut niveau.
« J’ai décliné la proposition de Courbis »
Le coach a révélé que c’est lui qui a décliné la proposition de Rolland Courbis, invité d’honneur pour la finale, qui lui a demandé une aide. « Courbis a proposé ses services, mais j’ai décliné ça car, avant tout, c’est une question de principe. Aussi, il ne peut pas métamorphoser l’équipe en 24 heures. Même monsieur Allik était compréhensif. J’avoue que j’ai pris un grand risque en refusant la collaboration de Courbis, un entraineur de renom qui n’est pas à présenter, mais grâce à Dieu, j’ai réussi ma mission. Ce fut un pari gagnant », a-t-il révélé.
M. M.
