23 avril 2026

Aouar, l’appel de l’Europe

Tout semble marcher comme sur des roulettes pour Houssem Aouar du côté d’Al-Ittihad (Arabie saoudite) où il a posé ses valises depuis l’été dernier en provenance de l’AS Rome (Italie). Cependant, à peine une année après avoir quitté l’Europe et malgré une saison complète ponctuée par un retentissant doublé (coupe – championnat) avec les Saoudiens, l’Algérien pourrait remettre le cap sur le Vieux Continent. Détails.

Par Mohamed Touileb

Aux côtés de Karim Benzema, Aouar a retrouvé sa verve footballistique. En attestent ses performances remarquables sur l’exercice 2024-2025. L’Algérien a pu compiler 13 buts et 4 passes décisives en 34 apparitions toutes épreuves réunies.

Mais il se trouve qu’en Arabie saoudite, il y a parfois des supporters qui font la fine bouche et qui osent critiquer le rendement des joueurs malgré les statistiques qui sont à l’avantage du footballeur. Ainsi, par moments, Aouar a fait l’objet de reproches sur son rendement et son style de jeu. Pourtant, on peut relever qu’il a été moins souvent blessé par rapport aux années dernières quand il passait beaucoup de temps à l’infirmerie.

Il y a 7 ans, l’Angleterre était sous le charme

Cette attitude a quelque peu éreinté le Fennec qui n’est pas contre un départ d’Al-Ittihad dès ce marché des transferts estival sachant que certains clubs éprouvent de l’intérêt pour son profil. En pole, on retrouve un prétendant de la Premier League. En effet, l’AFC Bournemouth voudrait signer l’ancien pensionnaire de l’Olympique Lyonnais. 9e lors de la dernière séquence du championnat de l’élite anglaise, les Cherries voient en l’Algérien un renfort de qualité. Et on peut penser qu’Aouar sera tenté par une expérience du côté de l’Angleterre où son nom avait circulé par le passé quand Pep Guardiola et Manchester City avaient flashé sur lui en 2018 lorsqu’il était en pleine bourre avec les Gones. Mais la suite de la carrière du Rhodanien n’a pas été celle qui lui a été promise avec un niveau fluctueux et des pépins physiques qui ont constamment plombé ses plans de progression. Le rebond était donc du côté du Golfe où on a pu voir un Aouar plus confiant et costaud. Il était l’un des éléments majeurs des deux sacres en Saudi Pro League t King’sCup (Coupe nationale). Après, il y a la Ligue des Champions AFC (Asie) qu’il n’a toujours pas disputée et qu’il pourra découvrir dès la séquence à venir en sa qualité de champion d’Arabie saoudite en titre.

Un risque à prendre et un salaire à assumer

Désormais, il reste à savoir si Aouar optera pour la stabilité à l’approche de la CAN 2025 (21 décembre 2025 – 18 janvier 2026) au Maroc puis la Coupe du monde 2026 l’été prochain. Changer de club lors d’une saison cruciale qui verra se dérouler deux tournois importants avec la sélection présente un risque. Il y a quelques jours, dans une interview publiée par L’Equipe, le Fennec aux 14 capes a lancé un pavé dans la mare en indiquant lorsqu’il a été interrogé sur un probable retour en Europe : «Franchement, je ne suis fermé à rien du tout. Tout peut se passer dans le football».

On peut donc penser que l’intérêt des «Cherries» peut le pousser à réfléchir à cette éventualité. Aussi, il y a lieu de noter qu’en France, Lille OSC mais aussi l’Olympique de Marseille l’ont sur leurs radars. Sauf que, financièrement, les Anglais ont un net avantage grâce à leur tendance à casser plus facilement la tirelire. Quand on sait qu’Aouar émarge à 6 millions d’euros par an, on peut se douter que Bournemouth a plus les capacités pour se l’offrir. Après, il reste à convaincre Al-Ittihad de le céder alors qu’il est sous contrat pour trois ans encore. Sa valeur marchande actuelle est estimée à 10 millions d’euros.

M.T.

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