Le président de la FAF réunit les présidents des clubs
Le président de la FAF a réuni, les présidents des quatre clubs qualifiés aux demi-finale de la Coupe d’Algérie. Au cours de cette réunion, le président de la fédération en a profité « pour les sensibiliser à déployer davantage d’efforts pour promouvoir l’esprit sportif, le fair-play et le respect, pour que cette compétition populaire demeure une fête pour le football national et reflète une image positive de notre discipline. Le président de la FAF a encouragé à cet effet, les présidents de clubs à initier des actions concrètes d’apaisement parmi les supporters et faire face au phénomène de violence totalement étranger aux valeurs du sport ».
Par Mustapha Ouaïl
Monsieur le président de la Fédération algérienne de football, nous sommes vraiment désolés de vous dire que vous avez tout faux. Absolument tout.
Si vous pensez qu’il faut faire davantage d’efforts pour promouvoir l’esprit sportif, le fair-play et le respect, vous devriez faire, d’abord vous en tant que fédération, preuve d’une application rigoureuse et sans faille, des lois régissant le football national. L’Algérie du football est très respectueuse des lois, l’Algérie du football souffre depuis de longues années d’une politique sportive fédérale des deux poids deux mesures. Monsieur Sadi, l’Algérie du football est très fair-play. L’Algérie du football n’est pas violente. L’Algérie du football a un bon esprit sportif. Si aujourd’hui vous la voyez, ou vous la trouvez violente, irrespectueuse, et pas fair-play, c’est que ces réactions trouvent leurs origines dans le traitement populiste des affaires du foot (Ni de vous, ni de votre BF, sachant que vous n’êtes là que depuis quelques mois seulement, mais vous êtes sur la lignée de vos prédécesseurs). Si vous trouvez que l’Algérie du football est aujourd’hui violente, irrespectueuse, et pas fair-play, c’est qu’elle a souffert de longues années durant de décisions iniques, elle a souffert de hogra. Alors Monsieur Sadi si vous avez l’intention, la force, et la prétention de faire quelques choses pour ce football de votre pays, prenez le temps de le guérir. Si vous voulez faire une action qui restera gravée dans la pierre, une seule solution : Appliquer la réglementation dans toute sa rigueur et pour tous. Monsieur Sadi, faire jouer MCA-CSC à Oran et à huis clos, cela n’est rien d’autre qu’une fuite en avant.
En exhortant les présidents des clubs qualifiés à ces ½ finales, à « déployer davantage d’efforts pour promouvoir l’esprit sportif, le fair-play et le respect, pour que cette compétition populaire demeure une fête pour le football national et reflète une image positive de notre discipline ». Vous ne trouvez pas que vous devriez à être le premier sur la ligne de front pour que l’esprit sportif règne ? Ne pensez-vous pas qu’en envoyant à mille lieux de son berceau naturel, ce match, et décrétant son huis clos, vous vider cette compétition « populaire » de son essence même ? Monsieur Sadi en quoi cette compétition, ce match, opposant deux clubs centenaires, deux clubs qui drainent derrière eux des millions de supporters est-elle populaire, si vous avez décidé de le faire jouer devant des gradins affreusement vides ? Monsieur le président de la FAF, vous faites avec une précision chirurgicale, tout à fait le contraire de ce que vous dites ? Monsieur Sadi, vous êtes l’organisateur de cette compétition, il vous revient à vous de lui mettre un écrin qui lui sied le mieux. Il vous revient à vous « de promouvoir l’esprit sportif, le fair-play et le respect, pour que cette compétition populaire demeure une fête pour le football national et reflète une image positive de notre discipline ». Et celui qui va à contresens de ces nobles principes, vous avez toutes les cartes en main, tous les mécanismes et autres instruments que vous confère la loi pour le frapper d’une main de fer. Si vous le faites, personne ne vous en voudra, vous êtes dans votre droit. Alors vous, vous faites quoi ? Match à hauts-risques ? Envoyez-le moi le plus loin possible que je ne le vois pas, et sans public, s’il vous plaît. Ceci n’a pas d’autre qualificatif qu’une fuite en avant.
M. O.
