1 mai 2026

Le conflit politique ressurgit à chaque confrontation entre clubs

Algérie – Maroc : Le désamour foot

Encore une fois, les rencontres entre clubs algériens et marocains sont caractérisées par un contexte sportifo-politique tendu. Provocation et désinformation s’imposent comme échauffements. En fait dans ces cas, ce sont toujours les représentants du Maroc qui cherchent à utiliser le sport comme moyen pour passer des messages extra-sportifs. Une position indigne, voire scandaleuse, qui va à l’encontre de l’esprit que véhicule le sport en général et le foot en particulier. Heureusement, les autorités algériennes sévissent pour ne pas laisser place à ces entourloupes.

Par Mohamed Touileb

Les épisodes commencent à s’empiler. Et cela laisse craindre un pourrissement entre les deux pays dans l’avenir. Désormais, à chaque fois que le sort oppose des représentants du Maroc et de l’Algérie, la polémique n’est jamais loin. Elle est même une constante. Et là, nous sommes dans notre droit de dire que ce sont toujours nos voisins de l’ouest qui ne ratent aucune occasion pour semer la pagaille et faire dans la provocation et ce, en faisant fi de l’esprit que doit prévaloir dans toute compétition sportive.

Les antécédents  

Et, inévitablement, le football, sport populaire et médiatisé qu’il est, met en évidence certaines pratiques vicieuses qui ne font qu’attiser la haine et rendre la fissure plus béante entre les deux pays voisins.

De la polémique autour du maillot de la JS Kabylie (écriture en Tifinagh) que le Raja Casablanca a contesté, à l’ambiance hostile au Maroc lors du match WA Casablanca – CR Belouizdad en quart de finale « retour » de Ligue des Champions CAF en avril 2022 en passant par ce forfait de la sélection locale du Maroc au CHAN-2023 organisé sur nos terres, sans oublier la bagarre entre les U17 des Fennecs et des Lions de l’Atlas lors de la Coupe Arabe de la catégorie en septembre 2022, les épisodes de tensions prolifèrent d’une manière dangereuse.

Lekjaâ, servile homme de main

Ce mal devient de plus en plus profond et s’étend désormais de la sphère politique aux citoyens (que sont les sportifs) des deux pays alors que ce conflit a longtemps vu les valeurs du bon voisinage et de la fraternité se dresser comme bouclier.

S’il se veut fédérateur, le sport est désormais honteusement utilisé comme un outil de propagande pour le Maroc. Ce qui s’est passé avec la délégation du RS Berkane, club cher à Fouzi Lekjaâ (ancien président de ce club) qui n’est autre que le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) mais aussi ministre-délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, est un épisode scandaleux.

Membre du gouvernement Marocain, Lekjaa joue l’homme de main pour plaire à ceux qui l’ont désigné. Pour cela, il fait dans la provocation et s’invite sur des terrains minés. Lekjaa qui est dans des démarches ciblées et des pratiques qui mettent ce qui peut être sauvé sur la poudrière. Tout aussi bancal qu’il est, sans aucune retenue, sans vergogne, il joue la provoc’ pour plaire au Makhzen. 

Provocation à la carte

Et quoi de mieux que de floquer, au rouge vif, une carte du Maroc avec le Sahara Occidental, dont l’Algérie défend l’indépendance, annexée sur le maillot bien blanc du RS Berkane. Le Sahara Occidental dont le peuple vit sous le joug d’un colonisateur de la vingt-cinquième heure. Evidemment, cela n’a pas échappé à l’œil veillant des services de douanes en Algérie qui ont constaté cette anomalie sur les tuniques de RSB. Cela a été signalé et les autorités algériennes ont exigé à ce que cette cartographie chimérique soit enlevée et remplacée par le drapeau du Maroc. Y a pas plus logique.

Après cela, les responsables du club marocain ont tout fait pour faire dégénérer les choses et se faire passer pour des victimes. Pourtant, la police des frontières a tâché de faciliter les procédures d’entrée comme le veut la bienveillance. S’en est suivi un emballement sur la twittosphère et dans les médias. Or, la Confédération africaine de football (CAF), comme toute autre instance sportive, interdit de faire passer des messages politiques durant une rencontre ou un événement. La réglementation à ce sujet est d’une limpidité semblable à cette eau pure qui coule dans Seguia el Hamra et Oued Daheb. Dans son article 6 des règlements régissant cette Coupe de la CAF, il est stipulé : « Les annonces publicitaires et les emblèmes floqués sur les maillots d’une équipe doivent être autorisé par le pays hôte et conformes aux lois de la CAF. » Dès lors, la carte en question est antiréglementaire et n’avait pas sa place dans notre pays. Sur le territoire souverain de l’Algérie libre, personne n’a à jouer la carte de vassalisation.

M.T.

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