Après trois journées, le constat est implacable, le RCK peine à trouver le chemin des filets. L’ouverture face au WAM avait permis d’inscrire un but (Lehbiri), mais depuis, l’attaque reste muette. À Saïda, c’est l’arrière droit Guezair qui a sauvé la mise en offrant la victoire sur une action solitaire. Et samedi dernier, lors du derby face à l’USMH, les attaquants sont encore restés sans solution, incapables de transformer leurs occasions. Résultat, deux buts en trois rencontres, dont un signé par un défenseur, une statistique qui en dit long sur le déficit offensif. Le problème n’est pas seulement l’efficacité, mais aussi la création. Trop souvent, les attaquants se sont retrouvés isolés, manquant de soutien dans les phases de transition. L’absence de lucidité dans le dernier geste confirme une fébrilité qui freine le rendement global de l’équipe. Pourtant, l’envie ne manque pas. Les joueurs se battent, multiplient les courses et tentent de peser sur les défenses, mais sans parvenir à faire trembler les filets. Vendredi, face à l’US Béchar Djadid et surtout devant leur public pour la première fois de la saison à Benhaddad, les attaquants du RCK n’auront plus droit au mutisme. Les supporters attendent une réaction forte, un déclic qui pourrait lancer enfin cette ligne offensive. Ramdane sait qu’il devra trouver la bonne formule, car si la ligne défensive rassure, c’est désormais devant que l’équipe doit assumer ses responsabilités.
M. A.
