2 juin 2026

Benchikha : « Je suis arrivé une semaine avant l’entame de la saison »

Malgré la victoire décrochée face à l’ASO Chlef, l’entraîneur Abdelhak Benchikha a encore une fois fait l’objet des critiques. Le coach s’est défendu, en affirmant, pour la énième fois, avoir pris les commandes à la tête de la barre technique du club une semaine seulement avant l’entame de la saison.

Par Moussa Maïdi

En accueillant l’ASO Chlef au stade Nelson-Mandela, l’USMA a enchainé une troisième victoire de rang, en s’imposant difficilement par la plus petite des marges. Une deuxième victoire consécutive en championnat ô combien importante car elle a permis à la formation de Soustara de gravir des échelons au classement, en se hissant vers la 8e place et avec deux matchs retards. Après une très bonne première mi-temps, l’équipe est passée complètement à côté lors de la deuxième période de la rencontre, en raison notamment des choix de l’entraineur Abdelhak Benchikha. Alors que le schéma tactique 4-4-2 a bien fonctionné, le coach est passé au 4-3-3 à la mi-temps, où on a assisté à un jeu brouillon avec des occasions timides devant les bois adverses. L’ancien sélectionneur national a été critiqué juste après le coup de sifflet final, ce qui explique son altercation verbale avec un groupe de supporters juste avant le tunnel des vestiaires. Présent à la conférence de presse d’après-match, il s’est encore une fois défendu. « Que tout le monde sache que je suis arrivé une semaine avant l’entame de la nouvelle saison. Je sais que je n’étais pas le premier choix des responsables car il y a des entraineurs qui ont refusé de venir, tandis que d’autres ont demandé cher », dira-t-il, et d’ajouter : « Malgré ça, j’ai accepté le défi car il s’agit de l’USMA. Je n’ai pas eu la chance de diriger la préparation d’intersaison et c’est au fil des matchs officiels que j’ai commencé à découvrir certains joueurs… Un entraineur, c’est un martyr vivant, aujourd’hui il est là et demain, on ne sait pas ce que le destin lui réserve. » Un argument assez convaincant. Un entraîneur aussi qualifié que Benchikha n’avait pas à se justifier. Le monsieur a fait ses preuves, là où il était passé. N’est-ce pas sous sa baguette que l’USMA avait remporté il y a de cela deux années, la Coupe de la CAF ? Certaines personnes ont tendances à oublier des faits inscrits dans le marbre et qui resteront pour la postérité.

Il ne s’agit pas ici de défendre Benchikha ou quelqu’un d’autre, le coach est assez grand pour se défendre tout seul, sauf qu’il y a des faits.  Des faits indélébiles que rien ni personne ne peut effacer. Si, Benchikha n’avait pas été pris pour cible par certains pseudos-proches du club, au lendemain du sacre africain, au point de le pousser à quitter le club, s’il était resté depuis à la barre de l’USMA, les résultats du club de Soustara auraient été, sans l’ombre d’un doute, autres que sont les siens des deux dernières années.

« Le meilleur est à venir »

Abdelhak Benchikha est optimiste quant à la suite du parcours. « Ce n’est pas évident d’enchainer trois matchs d’une grande intensité mais aussi trois victoires en l’espace d’une semaine. Autrement dit, c’est difficile aux joueurs de maintenir le même rythme. La preuve, Benzaza a demandé le changement à la mi-temps. Je félicite mes joueurs qui n’ont ménagé aucun effort pour remporter le match. Le meilleur est à venir », a-t-il indiqué.

M. M.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *