La crise du banc de touche se prolonge au NA Hussein Dey. Depuis la démission de Mohamed Benchouia, survenue juste après le nul concédé à domicile face au WA Mostaganem au stade du 20-Août 1955, la direction peine à lui trouver un successeur. Ce départ brutal, intervenu dans un contexte sportif déjà fragile, a ouvert la porte à une longue valse de noms… sans qu’aucun ne prenne finalement les rênes.
Ainsi, dès l’annonce du départ de Benchouia, plusieurs entraîneurs ont été évoqués pour lui succéder. Parmi eux, des profils bien connus du monde footballistique algérien, à savoir, l’ancien nahdiste, Bilal Dziri, Boualem Charef, Zemouri, l’ancien coach du MBR et Hocine Achiou, ex-umsiste et ancien entraîneur de l’USMK.
Très vite, c’est Achiou qui a pris une longueur d’avance. Les discussions avec lui se sont intensifiées au fil des jours, avec l’espoir de finaliser rapidement un accord. L’intéressé avait même demandé un délai de réflexion, signe que les négociations étaient sérieuses et qu’un accord semblait à portée de main.
Une offre qui ne convainc pas Achiou
Mais la piste Achiou s’est finalement effondrée. Selon nos informations, l’ex-international n’a pas été convaincu par la proposition financière qui lui a été faite. La direction du NAHD lui aurait proposé un mois de salaire et un chèque équivalent à un autre mois, une offre jugée insuffisante et insatisfaisante pour un coach de son profil.
Le volet sportif a également pesé lourd dans son refus. La direction aurait exigé qu’il conserve l’actuel staff en place, alors qu’Achiou souhaitait ramener ses adjoints habituels, ceux avec lesquels il a l’habitude de travailler et en qui il place sa confiance. Un point de désaccord qui a précipité la fin des pourparlers.
Certaines rumeurs avaient circulé selon lesquelles il devait superviser l’équipe lors du match de Coupe d’Algérie face à la JS Tixeraïne. Mais cela n’a jamais été le cas. Achiou n’est jamais apparu au stade, preuve que les négociations n’avaient jamais réellement abouti.
Herabi, intérimaire… et peut-être plus longtemps que prévu
Le refus d’Achiou remet tout à zéro. A l’heure actuelle, la direction nahdiste ne dispose d’aucune piste sérieuse pour prendre immédiatement le relais. Le temps presse pourtant : un derby brûlant attend l’équipe ce mardi face au RC Kouba, pour le compte de la 10ᵉ journée de Ligue 2 amateur.
Dans ces conditions, Ahmed Herabi, coach adjoint et intérimaire depuis le départ de Benchouia, devrait poursuivre sa mission sur le banc. Déjà chargé de préparer l’équipe ces derniers jours, il est désormais quasi assuré de conduire les siens dans ce rendez-vous ô combien important. La direction, prise de court et sans solution prête à l’emploi, n’avait de toute façon que peu d’alternatives avant ce match capital.
Si Herabi assure l’intérim pour le derby, la question du futur entraîneur principal reste entière. Les dirigeants devront trancher rapidement pour éviter que l’équipe ne tombe dans une instabilité chronique, nuisible à ses ambitions dans ce championnat exigeant.
En attendant, le NAHD avance en mode urgence, espérant que l’intérim d’Herabi suffise à maintenir le cap… en attendant mieux.
O.Y.
