2 juin 2026

Razali et Naâmani vers un départ inévitable

Au NA Hussein-Dey, l’avenir de Hicham Razali et Mohamed Naâmani semble s’écrire loin du club. Les deux joueurs, fermes dans leurs positions et peu enclins à envisager un retour à la normale, devraient quitter le Nasria dès le prochain mercato hivernal. Malgré plusieurs tentatives d’apaisement initiées par des proches, leurs volontés respectives de changer d’air paraissent irréversibles. Ils attendent désormais que la direction leur délivre leurs lettres de libération pour pouvoir s’engager librement avec les clubs de leur choix.

Le cas de Mohamed Naâmani est particulièrement sensible. Le défenseur central aurait clairement indiqué qu’il ne souhaitait plus évoluer sous la direction de Mustapha Biskri. Selon son entourage, le joueur est persuadé que le coach le marginalisera et ne lui accordera pas la place qu’il estime mériter. Cette conviction se serait renforcée à mesure qu’il observait les choix techniques du staff : une rotation régulière entre Adel Amaouche et Mohamed Amine Larbaoui dans l’axe, sans oublier Boufligha capable d’évoluer dans ce secteur, laissait entendre à ses yeux qu’il serait relégué au second plan, voire écarté totalement du projet sportif.

Naâmani opposé à Biskri, Razali en conflit avec la direction

Naâmani n’aurait donc plus aucune confiance dans la possibilité d’un retour à l’équilibre avec l’entraîneur, ce qui explique son refus catégorique de continuer l’aventure sous ces conditions. Sa position s’est durcie, au point de rendre toute médiation quasiment impossible.

Le dossier Hicham Razali est d’une nature différente mais conduit à la même conclusion. L’attaquant s’est retrouvé au cœur d’un différend direct avec les dirigeants après la rencontre face au RCK. A la fin du match, Razali, dans un geste spontané envers le public, avait offert son maillot. Un acte que la direction a jugé contraire au règlement interne, entraînant une sanction financière immédiate.

Ce qui aurait pu être un simple incident a finalement pris une tournure plus grave. Razali n’a pas digéré la sanction et considère qu’il a été traité de manière excessive. La relation entre le joueur et les responsables du club s’est depuis considérablement détériorée. La confiance est rompue, et l’attaquant ne se voit plus poursuivre l’aventure sous le maillot jaune et rouge. Comme Naâmani, il a informé son entourage qu’il souhaitait partir au mercato et qu’il n’est plus prêt à faire marche arrière.

La direction prête à accepter le départ… mais pas gratuitement

Face à deux joueurs déterminés à claquer la porte, la direction semble désormais résignée à les laisser partir. Cependant, elle ne compte pas le faire à n’importe quel prix. Le club devrait accéder à leurs demandes mais en exigeant une compensation financière avant de délivrer les fameuses lettres de libération.

Le principe est clair : tout club souhaitant recruter l’un des deux joueurs devra d’abord s’asseoir à la table des négociations avec le NAHD. Une manière pour le club husseindéen de limiter les pertes et de tirer un minimum de bénéfices d’un départ qui semble désormais inéluctable.

Ces deux dossiers illustrent un malaise interne plus profond. Entre relations tendues, méfiances techniques et conflits disciplinaires, le climat autour du groupe connaît des perturbations qui pourraient impacter la stabilité recherchée par le staff technique.

Pour Biskri et la direction, le mercato hivernal sera donc crucial : il faudra gérer les départs, reconstruire certains secteurs et apaiser les tensions pour éviter que cette situation ne s’étende à d’autres éléments du vestiaire.

O. Y.

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