Selon une source crédible, un sérieux accrochage s’est produit entre Adem Alilet et Ahmed Khaldi lors de l’ultime séance d’entraînement précédant le match disputé hier face au MB Rouissat. L’incident, qui a failli dégénérer, a mis en lumière un malaise grandissant au sein du vestiaire, alimenté par le comportement du défenseur international usmiste. Tout a commencé par une altercation verbale particulièrement tendue entre les deux joueurs. Le ton est rapidement monté et les deux coéquipiers ont failli en venir aux mains, n’était l’intervention rapide de plusieurs joueurs pour séparer les protagonistes et calmer les esprits. La scène s’est déroulée sous les yeux de l’entraîneur Abdelhak Benchikha, qui n’a toutefois affiché aucune réaction, selon notre source.
Toujours d’après cette dernière, cet accrochage serait dû à l’attitude jugée arrogante d’Adem Alilet, un comportement qui commence sérieusement à agacer aussi bien ses partenaires que certains membres du staff. Le défenseur de 26 ans, qui continuerait à manquer de respect à son entourage professionnel, a franchi toutes les lignes rouges ces dernières semaines.
Les premiers signes de ce dérapage remontent au match face à San-Pédro en Coupe de la CAF, lorsque le joueur s’est illustré par un geste obscène à l’encontre d’un groupe de supporters au coup de sifflet final, suivi d’une altercation verbale avec le directeur général sportif Saïd Allik dans le vestiaire. Par la suite, il a fait l’impasse sur le déplacement au Maroc pour affronter l’OC Safi, une décision qui a été très mal perçue en interne. À son retour, Alilet a défié ouvertement Allik, exigeant sa réintégration au groupe tout en annonçant, devant tout le monde, qu’il ne prolongerait pas son contrat. Une attitude jugée irrespectueuse envers un homme considéré comme le président historique du club de Soustara, et ce, qu’on le veuille ou non.
Sur le plan sportif, le joueur n’a pas non plus été irréprochable. Lors du match face à l’ES Ben Aknoun, il a commis une lourde erreur suite à des dribbles abusifs en défense, ignorant ainsi les consignes de son entraîneur et pénalisant son équipe.
L’incident survenu à l’entraînement avant le match d’hier apparaît donc comme le dérapage de trop. Pourtant, la direction du club reste étonnamment silencieuse, sans aucune sanction ni recadrage officiel. Une situation préoccupante, car cette arrogance persistante pourrait créer un véritable malaise dans le vestiaire et nuire gravement à la stabilité du groupe à un moment crucial de la saison.
M. M.
