27 mai 2026

Lucidité, exigences et urgence de réajustement

Après six matchs passés à la tête de la barre technique du Nasria, Mustapha Biskri a commencé à dresser, loin des micros, un premier état des lieux. Un bilan lucide, consigné méthodiquement sur son calepin, et qui met en évidence plusieurs observations majeures, dont la plus marquante reste le déficit de qualité chez certains joueurs. Selon le technicien, tout le monde n’a pas encore le profil requis pour évoluer dans un club comme le NAHD, une institution qui exige caractère, maîtrise et capacité à supporter la pression permanente.

Pour Biskri, porter le maillot du Nasria ne se limite pas à des qualités techniques basiques. Le club a besoin de joueurs spécifiques, capables d’assumer les attentes du public, de gérer les moments difficiles et de répondre physiquement aux exigences du championnat. Or, après six sorties officielles, le coach a constaté que certains éléments peinent à répondre à ces critères, tant sur le plan technique que physique, mais surtout sur l’aspect mental.

Il relève la fragilité mentale de certains éléments

Cette fragilité mentale constitue d’ailleurs l’un des principaux soucis du staff. Le coach estime que plusieurs joueurs évoluent sous une pression constante, accentuée à chaque faux pas. Une situation qui nuit à leur rendement et bloque parfois leur progression. A ce sujet, Biskri aurait confié à des proches que ces éléments ont besoin d’évoluer dans un environnement plus sain et plus protecteur, afin de retrouver de la sérénité et exprimer pleinement leur potentiel.

Pour le technicien, la solution ne passe pas par la stigmatisation ou la mise à l’écart systématique, mais plutôt par une protection accrue de ces joueurs. L’objectif est clair : alléger la pression, réduire les tensions et créer un climat de travail propice à l’amélioration collective. Le staff technique est conscient que la fragilité de certains éléments impose une gestion particulière, et qu’il faudra trouver les mécanismes adéquats pour les mettre dans de meilleures conditions psychologiques.

Il appelle à bien préparer la phase retour

Malgré ce constat sans complaisance, Biskri reste convaincu que rien n’est encore perdu. Le championnat est loin d’être terminé et toute une phase retour reste à négocier. Une période qui devrait être abordée avec une nouvelle organisation, tant sur le plan tactique que structurel. Le coach insiste notamment sur la nécessité de renforcer l’effectif dans les postes en souffrance, à travers un recrutement ciblé répondant aux besoins réels de l’équipe.

Enfin, le volet physique figure en bonne place parmi les priorités du staff. Biskri veut une équipe capable de maintenir le même niveau d’intensité du début à la fin des rencontres, un point qui a souvent fait défaut. L’objectif est de corriger ces insuffisances pour permettre au NAHD de mieux gérer ses matchs et d’aller chercher des résultats plus conformes à son standing. Le chantier est vaste, mais la feuille de route est désormais tracée.

O.Y.

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