Le mercato hivernal a officiellement ouvert ses portes en Algérie, mais du côté de la JSK, le silence règne toujours. Alors que plusieurs clubs ont déjà entamé leurs manœuvres, la direction kabyle n’a encore enregistré aucune nouvelle recrue. Une situation qui suscite interrogations et inquiétudes, tant l’équipe semble avoir besoin d’un sérieux coup de fouet pour espérer redresser la barre lors de la phase retour.
Un besoin urgent de renforts ciblés
De l’avis des observateurs comme des supporters, la JSK ne peut se contenter de retouches mineures. Le club a besoin d’au moins quatre renforts de qualité, répartis sur différents postes, afin de combler les carences apparues durant la phase aller. Le rendement irrégulier de l’équipe, le manque de profondeur de banc et l’absence de concurrence réelle à certains postes ont clairement freiné la progression du groupe. Sans apports solides et immédiats, les ambitions de redressement risquent de rester lettre morte.
Libérer avant de recruter, une étape indispensable
Toutefois, avant d’envisager de nouvelles arrivées, la direction devra impérativement procéder à la libération de certains éléments n’ayant pas donné satisfaction. Cette étape est jugée incontournable, aussi bien pour alléger la masse salariale que pour libérer de la place dans l’effectif. Le club ne peut plus se permettre de conserver des joueurs en manque de rendement ou d’impact. Ce ménage préalable conditionnera la réussite du recrutement et évitera de répéter les erreurs du passé.
Zinnbauer impliqué, l’erreur interdite
Cette fois-ci, la marge d’erreur est quasi nulle. Le mercato actuel est considéré comme celui de la dernière chance si la direction souhaite réellement sauver sa saison. Les joueurs à recruter devront être soigneusement ciblés, avec un profil compatible aux exigences du championnat et à la philosophie de jeu du coach Zinnbauer. L’entraîneur aura d’ailleurs son mot à dire dans le choix des recrues, puisqu’il sera appelé à trancher sur les profils capables d’apporter un plus immédiat à l’équipe. La JSK n’a plus droit à l’improvisation, chaque décision comptera dans une phase retour qui s’annonce décisive pour l’avenir sportif du club.
Comment et qui recrute ?
C’est la question que se pose l’ensemble des amoureux du club kabyle. Cependant, il est utile de poser cette question à tous les clubs de football dans le pays, parce qu’ils procèdent pratiquement tous de la même manière. Cela étant et pour revenir à la JSK, du côté de Tizi Ouzou et bien au-delà, c’est à dire dans tout le pays, là où la formation kabyle compte de fervents supporters, on s’interroge sur la façon dont leur club procède à cette activité. En somme, un recrutement c’est aussi cinquante pour cent de réussite de la saison. Dans les meilleures des cas, c’est au fil des journées de la phase aller que l’entraîneur fait part du manque dans certains postes. A ce moment-là, les dirigeants, ou bien les personnes chargées du recrutement entament les recherches des joueurs dans les postes à pourvoir et débuter dans la discrétion la plus totale, les négociations, soit directement avec les joueurs ciblés, ou bien (dans quasiment tous les cas en cette période de l’année) avec leur club.
Attendre que la phase aller se termine pour entamer les recherches et les négociations c’est un peu comme rentrer au marché vers midi, alors que les étals sont pratiquement toutes démantelées.
W. K.
