17 avril 2026

Le milieu koubéen trouve enfin sa pleine mesure

Au RCK, les absences répétées ont longtemps empêché la stabilité dans l’entrejeu. Pourtant, une évidence s’impose au fil de la saison. Haddad, Chera et Belalem forment le cœur battant du Raed. Un trio rarement réuni, mais toujours décisif lorsqu’il est aligné.

Par Mehdi Allel

Le milieu de terrain reste le socle sur lequel repose toute équipe ambitieuse. C’est dans cette zone que se joue l’équilibre collectif, que s’impose le tempo et que se gagnent les batailles invisibles. Au RCK, cette vérité s’est vérifiée tout au long de la phase aller. Faute de continuité, le coach a souvent été contraint de revoir ses plans, multipliant les ajustements et les associations inédites. Fellag, Belhamel et d’autres milieux ont été sollicités pour combler les vides laissés par les absences. Des solutions utiles, parfois efficaces, mais qui n’ont jamais totalement dissipé l’impression qu’il manquait quelque chose. Ce quelque chose porte trois noms et correspond au trio que beaucoup considèrent comme idéal.

Haddad, le métronome longtemps attendu

Haddad a payé le plus lourd tribut aux blessures. Touché physiquement, il a été mis hors circuit durant six matches, une absence qui a profondément désorganisé le milieu koubéen. Son rôle de régulateur, essentiel dans la récupération et la première relance, a cruellement fait défaut. Lorsqu’il a tenté de revenir, la prudence a pris le dessus. Les douleurspersistantes l’ont poussé à déclarer forfait à plusieurs reprises, retardant encore son véritable retour à la compétition. Mais face au WAM, sa titularisation a changé la physionomie du jeu. Plus de rigueur, plus de discipline tactique, une meilleure gestion des tempsfaibles. Haddad a apporté cette stabilité qui permet aux autres de s’exprimer. Sa présence rassure et structure un milieu qui en avait besoin.

Chera, l’intensité indispensable

Contrairement à Haddad, Chera n’a pas été freiné par les blessures. Ses absences trouvent leur origine ailleurs. Un carton rouge reçu à Tixeraïne l’a privé du match contre l’ASMO, avant qu’il ne retrouve sa place face au GCM. À cela s’ajoutent des suspensions pour cumul de cartons qui ont ponctué sa saison. Pourtant, lorsqu’il est disponible, Chera incarne l’intensité du milieu koubéen.Son engagement, sa capacité à harceler l’adversaire et à gagner les duels donnent une vraie agressivité positive au RCK. Il est souvent celui qui impulse le rythme et impose une présence physique qui libère ses partenaires. Sans lui, le milieu perd en mordant. Avec lui, le Raed affiche un visage plus conquérant.

Belalem, le capitaine toujours décisif

Belalem symbolise la constance malgré les obstacles. La saison a mal débuté pour le capitaine, contraint de manquer la première journée en raison d’une sanction héritée de l’exercice précédent. Par la suite, les blessures et les avertissements l’ont également éloigné des terrains à plusieurs reprises. Une situation frustrante pour un joueur qui aime enchaîner et guider les siens. Mais à chaque retour, Belalem répond présent. Son leadership, son sens du placement et son impact mental font la différence. Face au GCM à Mascara, dans un match loin d’être simple contre une équipe jouant sa survie, il a assumé son rôle jusqu’au bout. Son but victorieux a offert trois points précieux au RCK et illustré son importance dans les moments clés. Le coach a su s’adapter en faisant appel à d’autres milieux pour pallier les absences. Mais l’expérience a confirmé une réalité. Haddad, Chera et Belalem forment le trio de référence du RCK. Lorsqu’ils sont réunis, le milieu koubéen retrouve son autorité et sa véritable identité.

M. A.

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