L’équipe nationale n’a pas pu aller au-delà des quarts de finale de la CAN 2025 (21 décembre – 18 janvier) au Maroc. Les Verts ont buté sur un Nigeria mieux organisé et armé pour rejoindre les demies. Toujours est-il que tout n’est pas à jeter pour ce qui est de la campagne de l’EN. Le bilan global prête à l’optimisme. De son côté, Vladimir Petkovic, sélectionneur des Fennecs, devra trouver une formule pour minimiser les erreurs à l’avenir.
Par Mohamed Touileb
Les camarades de Riyad Mahrez ont pu disputer 5 matchs sur 7 possibles dans l’épreuve continentale. C’est pour dire que le coach a pu avoir des tests grandeur nature pour répéter les gammes avec ses poulains.
Confiance retrouvée
Sur ce qu’on a vu, notamment lors des 4 premiers matchs, on avait l’impression rassurante qu’El-Khadra avait retrouvé une bonne partie de sa confiance et son mental pour jouer les matchs à enjeu. Et c’est déjà le point positif pour une sélection qui restait sur deux grosses désillusions aux dernières CAN (2021 et 2023).
Après, il y a cette rencontre face aux Nigérians qui a fait rejaillir les doutes d’antan. On a pu voir que les camarades de Ramiz Zerrouki, étrangement aligné comme titulaire, n’étaient pas dans le coup. A vrai dire, ils n’ont jamais pris la partie par le bon bout. Et cela peut arriver à n’importe quelle équipe. Même les meilleures. C’était simplement un jour sans pour les Fennecs.
Un bon bilan numérique
Cela peut s’expliquer par des choix impertinents de Vladimir Petkovic, coach des Guerriers du Désert. Le technicien a tout de même indiqué qu’il «assume les erreurs ou les choix que (j’ai) faits. Il faut analyser les changements, mais (je) ne pense pas que ça aurait changé grand-chose» tout en expliquant qu’il a «choisi de jouer à trois derrière car (j’avais) besoin de joueurs devant. (J’ai) eu plusieurs idées mais (j’ai) choisi celle-là». Le coaching n’a pas été payant pour celui qui assure «assumer la responsabilité, peut-être parce que (je) n’ai pas aligné assez de joueurs offensifs. Il manquait peut-être de présence, notamment dans l’axe. (Je) l’accepte» non sans garantir que lui et son staff vont «réfléchir et revoir ce que (nous) avons proposé».
Sur un aspect général, on peut noter que l’Algérie a pu marquer dans 4 de ses 5 sorties dans le tournoi africain en faisant trembler les filets à 8 reprises non sans concéder 3 buts pour 3 cleans sheets au total. Après, il y a eu le tirage qui n’a pas été clément avec Riyad Mahrez & cie en les obligeant à se coltiner deux adversaires costauds dès l’entame de la phase à élimination directe avec la RD Congo et le Nigeria. Il s’agit de deux adversaires qui ont signé respectivement 7 points et 9 points lors du premier tour. Pas évident.
Les blessures en facteur X
On peut aussi mentionner que les protégés de Petkovic ont dû jouer 120 minutes intenses contre les Congolais en 8e de finale, ce qui a probablement fatigué les organismes. D’où la lenteur dans les transitions lors du quart de finale. Le mini-stage d’avant-tournoi était relativement court pour que certains soient au point sur le plan athlétique.
Par ailleurs, on peut mentionner que certaines blessures ont un peu chamboulé les plans comme celle de Jaouen Hadjam et Ismaël Bennacer qui auraient été d’un précieux apport défensif contre le Nigéria. En outre, on indiquera que Bensebaïni a –parfois – joué sous perfusions en raison de douleurs au bas du dos (hernie discale). Petkovic a estimé qu’il ne pouvait pas se passer de son expérience même si Zineddine Belaïd avait montré les qualités pour être son suppléant.
Garder la tête haute et regarder vers les Amériques
Bref, il y avait un tas d’éléments qui ont fait grincer la machine lors de ce cinquième match venu marquer la fin de l’aventure. «Quand on perd, il faut savoir perdre, garder la tête haute, surtout lorsque l’on estime avoir mérité le niveau atteint», a indiqué Petkovic. L’Algérie n’a pas joué la 8e demi-finale de son histoire. Elle aura tout de même donné des signes vitaux rassurants pour une équipe qui était dans un état léthargique, il y a près de deux ans de cela. Désormais, on mettra le cap sur la Coupe du monde 2026 qui se tiendra l’été prochain aux Amériques (Etats-Unis, Canada et Mexique). D’ici là, il y a la date FIFA de mars avec deux matchs amicaux au menu et probablement 1 ou 2 matchs de préparation avant d’amorcer le Mondial. Durant la messe planétaire, l’Algérie sera dans la poule « J » en compagnie de l’Argentine, détentrice du titre, de Lionel Messi, l’Autriche ainsi que la Jordanie.
M.T.
