Il a fait partie des champions d’Afrique 2019 avec l’Algérie coachée par Djamel Belmadi. Youcef Atal était parvenu à garder – plus ou moins – une place dans les plans de Vladimir Petkovic, nouveau sélectionneur, bien qu’il ait perdu son statut de titulaire. Il pouvait donc être là pour la Coupe du Monde 2026 qui se tiendra l’été prochain (11 juin – 19 juillet). Malheureusement, le latéral droit ne devrait pas prendre part à ce rendez-vous prestigieux en raison d’une grave blessure.
Par Mohamed Touileb
L’image était terrible même si Atal s’est blessé tout seul. Son cri reflétait la gravité et la douleur de la rupture. Sur un appui, le tendon d’Achille du pied droit a craqué et le Fennec s’est effondré juste avant la pause face à Shabab Al-Ahli (victoire finale 3-2) en Supercoupe du Qatar. Les secours sont intervenus pour le soigner mais la situation était grave et nécessitait une évacuation sur civière pour l’ancien joueur de l’OGC Nice.
6 mois d’absence au minimum
Cette blessure sonne la fin de la saison pour Atal qui doit passer sur le billard pour que son tendon soit recousu et remis en place. Et le processus qui suivra sera très long. Médicalement, son retour sur les terrains ne peut pas intervenir avant 9 mois pour une consolidation parfaite.
En effet, la rémission d’une rupture du tendon d’Achille pour un footballeur est un processus requiert généralement 6 à 9 mois d’absence. Cela peut même aller parfois jusqu’à un an avant la reprise d’une activité sportive qui fait appel à l’explosivité et les changements brusques de direction. C’est le cas pour le football où les appuis sont extrêmement sollicités. Concernant le protocole médical, il commence par une immobilisation avec une botte pendant les 6 premières semaines post-opératoires.
Par la suite, il y a une rééducation intensive pouvant durer 12 semaines. Au bout de cette phase, Atal, qui a participé à la CAN 2025 avec les Guerriers du Désert, peut espérer reprendre la course à pied. Quant au football, cela dépendra de l’avis médical. Au-delà de l’absence, cela peut aussi affecter le niveau. On peut illustrer avec le défenseur Prensel Kimpembe du Paris Saint-Germain qui n’a jamais pu rejouer au plus haut niveau par la suite.
Il sera sans club fin juin
Tout cela pour dire qu’Atal vient certainement de connaître la plus grosse blessure de sa carrière même s’il est un habitué des crochets par l’infirmerie. Le voir un jour revenir en sélection paraît compliqué. Celui qui compte 54 capes avec les Verts peut d’ores et déjà faire un trait sur le Mondial 2026 que co-abriteront les Etats-Unis, le Canada et le Mexique dans moins de 6 mois. Pour ne rien arranger, son bail avec Al Sadd SC expire en juin prochain aussi. Cela veut dire qu’il va se retrouver sans club dès l’été prochain. Parvenir à signer ailleurs en étant « hors service » sera très complexe. Clairement, cette rupture peut marquer le début de la fin pour celui qui a été formé par le Paradou AC. Déchirant.
M. T.
