27 mai 2026

Le derby de la dernière chance face à la JST

Le stade Omar Benrabah de Dar El Beida s’apprête à vibrer, ce vendredi, au rythme d’une 19e journée de Ligue 2 qui ressemble fort à un tournant historique pour le NA Hussein-Dey. Après la douche froide reçue sur les hauteurs de Tiaret, le Nasria n’a plus le droit à l’erreur. Face à la JS Tixeraïne, ce n’est pas seulement un derby qui se joue, c’est une opération «rachat» indispensable pour un club dont l’ambition de retrouver l’élite ne tient plus qu’à un fil.

Dans les travées d’Hussein-Dey, le mécontentement gronde. Les supporters, fatigués de voir leur équipe jouer avec leurs nerfs saison après saison, commencent à perdre patience. Le cauchemar des occasions manquées et des montées avortées hante encore les esprits. Pour les coéquipiers de Bounaâma, le message est clair : la victoire face à la JST n’est pas une option, c’est une dette à honorer envers un public qui ne tolérera aucun nouveau revers.

Après l’échec face à la JSMT, le groupe s’est refermé sur lui-même pour une introspection nécessaire. L’heure est à la reconquête des cœurs, et cela passe par une prestation de haut vol vendredi.

Le mot d’ordre : «1000 à l’heure»

Sur le terrain, l’intensité des derniers entraînements ne trompe personne. Les joueurs sont décidés à imprimer un rythme infernal dès le coup d’envoi. L’objectif ? Jouer à 1000 à l’heure. Farid Zemiti veut une équipe qui presse haut, qui étouffe son adversaire et qui ne laisse aucun répit à une défense de Tixeraïne déjà fragile.

Cependant, il faudra se méfier de «la bête blessée». La JST joue sa survie en Ligue 2. Chaque point est pour eux une bouffée d’oxygène dans une lutte acharnée pour le maintien. Ils viendront à Dar El Beida avec le couteau entre les dents, prêts à tout pour arracher un résultat probant qui les maintiendrait en vie dans ce championnat impitoyable.

Profiter du chaos à la JST

Le NAHD dispose d’un avantage psychologique de taille : l’instabilité actuelle de son adversaire. La direction de la JS Tixeraïne a tranché hier dans le vif en limogeant l’entraîneur Samir Tadjine. Un changement de cap en pleine tempête qui laisse forcément des traces.

Un groupe déstabilisé, un staff en transition et un moral en berne : le Nasria se doit d’être opportuniste. Il faudra exploiter cette faille, appuyer là où ça fait mal dès les premières minutes pour empêcher les visiteurs de reprendre confiance. Le NAHD doit se comporter en patron, dicter son jeu et profiter de la désorganisation tactique probable d’un adversaire en plein doute. Le décor est planté. Entre une équipe du NAHD qui joue pour son prestige et son futur en Ligue 1 Mobilis, et une formation de Tixeraïne qui lutte pour ne pas disparaître des radars de la L2, le choc sera frontal. Pour le Nasria, c’est le moment de prouver que Tiaret n’était qu’un accident de parcours et que le rêve de l’accession est toujours bien vivant.

O.Y.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *