25 mai 2026

Projet pérenne ou écran de fumée ?

L’arrivée d’Aziz Abbas à la barre technique du NA Hussein Dey ne peut être perçue comme un simple changement de routine. En faisant appel à un technicien de sa trempe, réputé pour sa poigne et sa connaissance parfaite des rouages de la Ligue 2, la direction husseindéenne semble vouloir envoyer un signal. Pourtant, ce mouvement intervient dans un climat paradoxal : celui d’une saison où les ambitions d’accession se sont évaporées après une série noire de quatre défaites consécutives, alors même que le maintien, objectif minimal, n’est plus qu’à une victoire d’être mathématiquement assuré.

Omar Yahiaoui

Préparer demain dès aujourd’hui

Le recrutement d’Abbas soulève une question centrale : quels objectifs lui ont été assignés ? Alors que le club a échoué par deux fois consécutives à retrouver l’élite sous la direction actuelle, l’idée d’une restructuration profonde devient impérative. Les discussions entre le nouveau coach et les dirigeants auraient porté sur la nécessité de préparer la saison prochaine dès maintenant. Aziz Abbas n’est pas venu pour faire de la figuration ou simplement assurer un maintien qui tend les bras au club. Son profil de soi-disant «expert en accessions » suggère qu’il est là pour identifier les manques, assainir l’effectif et poser les jalons d’un projet sérieux pour l’exercice à venir. D’aucuns y voient déjà un écran de fumée.

Des dirigeants sous le feu des critiques

Cependant, la question de la légitimité des dirigeants reste entière. Après deux échecs consécutifs dans la course à la montée, le crédit de la direction auprès des supporters est quasiment épuisé. Dans les fiefs du Nasria, la colère gronde et l’exigence est claire : du sang neuf. Pour une grande partie des amoureux du club, le maintien ne suffit plus à justifier à garder en place une structure qui a montré ses limites. La restructuration demandée n’est pas seulement technique, elle est administrative et organisationnelle.

Quel avenir pour le Nasria ?

Les dirigeants actuels sont-ils certains de leur maintien aux commandes ? Si l’engagement d’Abbas ressemble à une tentative de professionnalisation, elle pourrait aussi être perçue comme un dernier rempart avant une refonte totale exigée par les supporters. Le NAHD a besoin de stabilité, certes, mais surtout d’un souffle nouveau pour ne pas s’enliser durablement dans l’antichambre de l’élite. Le travail du nouveau staff technique servira de baromètre : si les bases d’un départ sain sont jetées dès les prochains matchs, la direction s’offrira peut-être un répit. Dans le cas contraire, le départ sur de nouvelles bases, réclamé par les supporters, deviendra inéluctable. Et le départ de Hanied, de ses collaborateurs et de celui qui tire les ficelles derrière le rideau, une nécessité absolue.

O.Y.

O. Y.

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