28 mai 2026

Le réveil tonitruant de Yacef et Touahria

Le récent déplacement du NA Hussein-Dey à Mostaganem restera sans doute comme un tournant tactique majeur de cette phase retour. Alors que la situation semblait compromise face au WAM, le salut est venu du banc de touche. En incorporant Abdelouadoud Yacef et Anis Touahria en cours de jeu, le staff technique ne s’est pas contenté d’apporter du sang neuf, il a injecté une dose de créativité et de hargne qui a totalement transfiguré le visage des Sang et Or. Cette seconde période, durant laquelle les deux hommes ont tenu leur rang avec brio, redistribue aujourd’hui totalement les cartes au sein de l’effectif.

Yacef ou l’énigme du banc de touche

Le grand bonhomme de cette fin de rencontre est incontestablement Abdelouadoud Yacef. Auteur du but égalisateur, l’attaquant a prouvé qu’il possédait ce flair et ce sens du placement qui manquaient cruellement à l’animation offensive hussein-déenne. Pourtant, sa situation interpelle. Comment un joueur capable d’un tel impact a-t-il pu être cantonné au rôle de remplaçant ? Certains membres du staff technique, que nous avons contactés, ne cachent pas leur stupéfaction face au rendement de l’attaquant. Ils s’interrogent ouvertement sur les raisons qui l’ont privé d’un temps de jeu régulier par le passé, tant son apport semble évident pour dynamiser le front de l’attaque. Il faut toutefois rappeler que le nouveau staff, dirigé par Aziz Abbas, n’en est qu’à son deuxième match sur le banc. Arrivé avec un regard neuf, Abbas découvre les qualités intrinsèques d’un effectif qu’il apprend encore à dompter. Le « facteur Yacef » s’impose désormais à lui comme une solution de premier plan, et il serait surprenant de voir le buteur regagner le banc de touche alors qu’il a prouvé qu’il pouvait être le sauveur de l’équipe.

Anis Touahria, le couteau suisse indispensable

De l’autre côté du terrain, la performance d’Anis Touahria a été tout aussi marquante, bien que dans un registre différent. Positionné dans le couloir, le jeune joueur s’est littéralement « démené comme un beau diable », multipliant les courses et les percussions. Sa capacité à repiquer systématiquement du couloir droit vers l’axe a fini par épuiser la défense mostaganémoise, ouvrant des brèches dont ses partenaires ont su profiter.

La force de Touahria réside dans une polyvalence rare qui en fait le « couteau suisse » du Nasria. Capable d’évoluer comme arrière gauche, milieu de terrain ou même ailier, il offre une souplesse tactique inestimable. Un membre du staff, présent la saison dernière, nous a d’ailleurs confié que le joueur a toujours été la solution de secours privilégiée dès qu’un manque se faisait sentir à un poste quelconque. Cette flexibilité, loin d’être un handicap, est devenue sa meilleure arme pour s’imposer.

Quel avenir pour le onze de départ ?

L’éclosion – ou plutôt la confirmation – de ce binôme pose désormais un dilemme de « riche » à Aziz Abbas. Alors que le NAHD s’apprête à disputer des joutes décisives pour son maintien et son honneur, l’intégration de Yacef et Touahria dès le coup d’envoi semble être l’option la plus logique pour maintenir cette dynamique de révolte. Le talent n’attend pas, et après leur prestation à Mostaganem, ces deux joueurs ont gagné le droit de porter les espoirs de tout un quartier.

O.Y.

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