Le divorce est désormais acté entre le CR Belouizdad et son désormais ex-entraîneur Vladimir Ramovic. Selon plusieurs médias sud-africains, la collaboration entre les deux parties a officiellement pris fin ces derniers jours. Toutefois, loin d’un départ apaisé, ce dossier s’annonce particulièrement conflictuel, avec des répercussions juridiques qui pourraient s’étendre sur plusieurs mois.
Contrairement à certaines séparations conclues dans un cadre consensuel, il ne s’agit pas ici d’une résiliation à l’amiable. D’après les mêmes sources, Ramovic n’entend pas tourner la page sans obtenir réparation. L’entraîneur réclamerait en effet le paiement de l’intégralité de son contrat, soit près de deux ans et demi de salaire. Une somme estimée à environ un million d’euros, qui représente un sérieux point de discorde entre les deux camps. Le technicien, qui aurait déjà mandaté un avocat pour défendre ses intérêts, considère que la rupture de son contrat s’est faite de manière abusive. Il estime donc être dans son droit en réclamant cette indemnisation conséquente. Une position ferme qui laisse présager une bataille juridique intense, dans un contexte où les litiges entre entraîneurs et clubs ne sont pas rares dans le football moderne.
Le CRB prêt à aller au bras de fer
Du côté de la direction du CR Belouizdad, le ton est tout aussi ferme. Hors de question, selon des sources proches du club, de céder aux exigences financières de Ramovic. Les dirigeants considèrent que les prétentions de leur ancien entraîneur sont excessives et injustifiées, et ils n’ont aucune intention de s’acquitter d’une telle somme. Face à cette situation, le CRB se dit prêt à porter l’affaire devant la FIFA. Une option qui semble de plus en plus probable, surtout après que le technicien a officiellement enclenché des démarches juridiques via son avocat. Le club algérois compte défendre sa position avec vigueur, estimant disposer d’arguments solides pour justifier la rupture du contrat. Ce bras de fer juridique pourrait ainsi devenir l’un des dossiers chauds de l’intersaison, avec des enjeux financiers non négligeables pour les deux parties. En attendant, cette affaire vient ajouter une couche supplémentaire d’instabilité dans une période déjà délicate pour le CRB.
Le cas des adjoints en suspens
Parallèlement au dossier Ramovic, un autre litige pourrait prochainement atterrir sur la table des instances internationales. Il concerne les anciens adjoints, Mustapha Kodro et Hichem Ghozzia, dont la situation reste elle aussi floue. Selon certaines informations, ces derniers réclameraient des salaires impayés, ce qui pourrait les pousser à saisir également la FIFA. Contrairement au cas de Ramovic, il ne s’agit pas ici d’une rupture contractuelle contestée, mais plutôt d’un différend financier portant sur des arriérés. Là encore, le club devra gérer ce dossier avec prudence afin d’éviter d’éventuelles sanctions.
M. L.
