Il a promis de gagner à nouveau la Ligue des Champions asiatique et il a tenu parole. Riyad Mahrez a décroché le trophée continental samedi avec Al Ahli Saudi FC pour la deuxième année de suite en s’imposant contre les Japonais de Machida Selvia (1-0 a.p). Cette consécration vient conforter – encore plus – son statut de joueur algérien le plus titré de tous les temps. En outre, elle le rapproche de deux légendes africaines dans ce registre. Ce qu’a accompli le capitaine de l’EN est tout simplement impressionnant et ne peut que forcer le respect.
Par Mohamed Touileb
Même s’il a 35 ans et qu’il a remporté les distinctions les plus prestigieuses, Mahrez continue d’écrire son histoire. Sa conquête se poursuit dans le continent asiatique où il a pu aligner deux victoires en C1. Ce qui n’est pas rien. Cela en dit long sur l’ambition du club où il a choisi d’achever sa parabole footballistique en décidant de rallier le championnat saoudien à l’été 2023 alors qu’il venait de décrocher la coupe aux grandes oreilles (LdC UEFA) avec Manchester City.
Il talonne Eto’o et Yaya Touré
Les Ahalaouis l’ont choisi comme figure principale pour leur projet achetant son contrat aux Citizens contre 35 millions d’euros en plus de lui offrir un salaire qui dépasse les 40 millions d’euros sur l’année. Certains rapports indiquent même que, primes comprises, le Vert peut toucher jusqu’à 50 millions d’euros annuels. Stratosphérique.
En parlant de culminer à un haut niveau, on peut noter qu’en décrochant le tournoi interclubs premium en Asie, Mahrez porte son total à 17 titres en carrière. C’est un de moins que Samuel Eto’o et Yaya Touré qui sont considérés comme des références en la matière en Afrique. Il revient au niveau d’un autre nom ronflant qu’est Didier Drogba. C’est pour dire que la musette de Mahrez n’a rien à envier aux mastodontes africains.
Le Mondial avec l’Algérie en dernière danse
Lié pour une autre année, au minimum puisqu’il y a l’idée de le prolonger pour une ou deux saisons, avec la formation de Djeddah, à Al Raqi, le gaucher pourrait étoffer encore plus son CV. Mais, à présent, il y a une étape qui sera la plus importante pour lui. Il s’agit de la Coupe du monde 2026 qu’il disputera avec l’équipe nationale l’été prochain (11 juin – 19 juillet) aux Etats-Unis.
S’il a déjà pris part à ce rendez-vous en 2014 quand il débarquait fraîchement, pour cette fois, il aborde le challenge en tant que capitaine et cadre absolu du vestiaire d’El-Khadra. Après la finale, il n’a pas oublié de s’adresser aux Algériens. « Restez derrière nous. Wellah c’est le meilleur peuple. On vous kiffe. Et inch’Allah beaucoup d’émotions à la Coupe du monde », a-t-il lâché. Joueur expérimenté avec 113 capes, il est aussi le meilleur passeur de l’histoire de la sélection (39 passes) et deuxième meilleur buteur (39 pions) derrière Islam Slimani, il cristallise naturellement les attentes. Mahrez promet de répondre présent. On s’en tiendra à ça car c’est un joueur de parole.
M.T.
