Le verdict semble irrémédiable pour Abderrahmane Belalem à quelques heures du choc tant attendu contre l’ASMO. Sorti sur civière lors de la confrontation face à la JSM Tiaret, le capitaine et meneur de jeu du Raed n’a toujours pas repris le chemin des entraînements collectifs avec l’intensité requise pour une telle affiche. À Kouba, l’inquiétude a laissé place à une quasi-certitude concernant l’absence du numéro 10 pour le déplacement à Oran. Ce forfait, s’il se confirme, prive Cherif Hadjar de son véritable relais technique sur le terrain et de l’âme de son vestiaire dans un moment où l’expérience est vitale. Face à cette situation critique, le staff technique est entré dans une phase de tests intensifs pour trouver l’alternative idéale. Depuis le début de la semaine, Hadjar multiplie les essais en faisant tourner plusieurs éléments au poste de meneur de jeu pour évaluer leur capacité à supporter la pression oranaise. L’entraîneur koubéen sait parfaitement qu’il joue gros sur ce choix tactique. Remplacer un joueur de la trempe de Belalem ne se résume pas à un simple changement de nom sur la feuille de match mais nécessite de trouver un profil capable d’orienter le jeu sans s’effondrer sous le poids de l’enjeu. Chaque séance d’entraînement est ainsi devenue un laboratoire où Hadjar scrute les moindres détails. Entre repositionner un milieu relayeur ou faire confiance à un profil plus offensif, l’erreur n’est pas permise. Le staff est conscient que le sort du match et peut-être celui de la saison dépendront de la capacité du remplaçant à colmater le vide laissé par le capitaine. L’objectif reste de maintenir une fluidité offensive malgré l’absence du métronome habituel pour ne pas se présenter désarmer devant l’ASMO.
M.A.
Vers le forfait de Belalem
