3 mai 2026

Mobilis, échec et mat !

La saison de la JSK est d’ores et déjà terminée, bien avant son épilogue officiel. Un constat amer pour un club qui nourrissait pourtant de grandes ambitions, jouer le titre, terminer sur le podium et briller sur la scène africaine. Mais au fil des mois, tous les objectifs sont tombés les uns après les autres, laissant place à une immense désillusion.

Par Walid Kadri

Le premier coup dur est intervenu en Coupe d’Algérie avec une élimination prématurée. Un échec rapidement suivi par une campagne catastrophique en Ligue des champions africaine, où la JSK n’a enregistré ni victoire ni même inscrit le moindre but. Une statistique accablante qui résume, à elle seule, l’ampleur de la débâcle. Ce parcours chaotique a d’ailleurs précipité le départ de Josef Zinnbauer, incapable d’inverser la tendance.

Une gestion approximative et des choix contestés

Au lieu de réagir avec fermeté et anticipation, la direction a opté pour une solution interne en confiant les rênes de l’équipe à Rabah Bensafi, alors entraîneur des U20. Un choix qui n’a jamais réellement convaincu. Pourtant, à ce moment-là, il restait encore onze matchs à disputer et l’espoir d’accrocher une place sur le podium était toujours permis. Mais sur le terrain, la réalité a vite rattrapé les discours. Manque de concentration, absence d’envie, collectif désuni, la JSK a enchaîné les prestations ternes, sans relief. La série de quatre matchs nuls consécutifs est venue sceller définitivement le sort de l’équipe. Plus qu’un problème technique, c’est un mal profond qui semble ronger le groupe.

Mobilis pointé du doigt, la colère gronde à Tizi

Aujourd’hui, tous les regards se tournent vers ATM Mobilis. Après trois saisons de gestion, le constat est sévère, aucune progression notable, aucune stabilité et, surtout, aucun titre. Pendant que d’autres clubs avancent et s’organisent, la JSK donne l’impression de stagner, voire régresser. Chaque saison ressemble à la précédente, un grand nombre de départs, un recrutement massif, mais sans véritable ligne directrice. Résultat, un effectif sans continuité, incapable de développer des automatismes ou une identité de jeu claire. Les décisions prises jusque-là n’ont jamais permis de faire franchir un cap à l’équipe. Face à cette situation, les supporters ont fini par perdre patience. Leur ras-le-bol est aujourd’hui évident, leur confiance envers Mobilis sérieusement entamée. Pour eux, la gestion actuelle ne correspond ni à l’histoire ni aux exigences d’un club comme la JSK.Même sur le plan organisationnel, les signaux sont alarmants. Trouver un directeur technique sportif ou un entraîneur capable de relancer la machine semble devenir un casse-tête. Un constat inquiétant qui confirme que le malaise est bien plus profond qu’une simple mauvaise saison. Au final, la JSK paie aujourd’hui le prix de ses erreurs accumulées. Et dans cette spirale négative, la plus grande victime reste le supporter, celui qui continue d’y croire malgré tout, en attendant un véritable sursaut. Car sans une remise en question totale, le club risque de s’enfoncer encore davantage, loin de son glorieux passé.

W. K.

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