13 mai 2026
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Ghedjemis ne bat pas de l’aile

Galvanisé par la promotion en Serie A avec Frosinone Calcio, Fares Ghedjemis est dans des dispositions psychologiques et sportives remarquables. Appelé pour la première fois en sélection en mars dernier, il a pu faire ses débuts avec l’EN non sans ouvrir son compteur but lors du match face au Guatemala (7-0). Présent sur la liste élargie des Verts pour la Coupe du monde 2026, il nourrit l’espoir de faire partie de l’aventure même s’il sait que rien n’est gagné d’avance.

Par Mohamed Touileb

Lors des dernières années, il en a fait du chemin pour parvenir jusqu’à frapper à la porte de la sélection et y rentrer. Le parcours était sinueux pour lui. D’Evreux FC dans les bas paliers du championnat français, il se retrouve à jouer dans l’élite en Italie. Après être passé par Vannes et le FC Rouen, tout est allé très vite pour lui.

La recette de l’ascension

Ghedjemis a une trajectoire qui ressemble un peu à celle de Riyad Mahrez devenu le merveilleux et iconique joueur qu’il est aujourd’hui après de superbes parcours en club mais aussi avec l’Equipe nationale dont il est le meilleur passeur et le deuxième meilleur buteur. Évidemment, Celui qu’on présente comme l’un de ses possibles héritiers est bien placé pour donner des conseils aux jeunes afin qu’ils croient en leurs rêves et chances de percer.

«Si je croisais un jeune dans la même situation que moi il y a quatre ans, j’aimerais pouvoir lui dire qu’il doit vraiment être déterminé, qu’il doit travailler, mais qu’avant tout il doit croire à 100 % en lui. Et même si on le refuse, même si on lui dit qu’il n’est pas assez bon et qu’il lui manque ceci ou cela, comme ça a pu être mon cas, il faut qu’il y croit. Parce que tout est possible», assure Ghedjemis.

Les souvenirs de 2014

Aujourd’hui, il a le statut d’international acquis en mars dernier. Et cette première sélection l’a forcément marqué.  «C’est sûr que la première sélection est toujours spéciale. Pouvoir jouer avec de grands joueurs, c’est une fierté. Et surtout représenter mon pays, qui est aussi le pays de mes parents, c’est vraiment beaucoup d’émotions», reconnaît-il.

A présent, il y a la Coupe du Monde 2026 qui se profile. Il est certain que prendre part à ce rendez-vous reste l’aboutissement ultime pour un footballeur. «J’ai toujours rêvé de jouer cette compétition, c’est sûr. Quand on est petit, on calcule à quel âge on sera pro, à quel âge on pourra jouer la Coupe du monde. Pour moi, ce serait celle de 2026, ou peut-être la suivante», indique l’ailier qui se rappelle particulièrement de la dernière présence des Fennecs en CDM 2014. «En 2010, j’étais assez jeune, mais j’ai encore un petit peu de souvenirs. Par contre, j’en ai pas mal de 2014. Le match contre l’Allemagne, c’est un souvenir incroyable. Même quand j’en parle là, je sens qu’il y a des émotions», retrace-t-il.

« Je répondrais présent »

Quant à ses chances de figurer parmi les 26 Verts qui défendront les chances de l’Algérie dans le groupe « J » de la messe quadriennale face à l’Argentine, la Jordanie et l’Autriche, Ghedjemis reste lucide et sait que la concurrence est rude dans son poste avec l’indéboulonnable capitaine Mahrez, le génial Hadj Moussa et Ilan Kebbal. «Dire que je suis un prétendant, ce serait un peu prétentieux, je trouve. Mais en tout cas, si on fait appel à moi, je répondrais présent à 100 %», assure Ghedjemis. Selon nos informations, il devrait faire partie de la trentaine de joueurs qui rallieront le Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa le 25 mai prochain pour entamer la préparation du Mondial. Vladimir Petkovic devrait, avec une liste arrêtée au 1er juin, en piquer 26 pour s’envoler vers Rotterdam et disputer le test amical contre les Pays-Bas, le 3 juin prochain.

M.T.

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