Le président du RC Kouba se retrouve confronté à un dilemme majeur pour l’avenir technique du club algérois. Tiraillé entre le souhait populaire de maintenir Cherif Hadjar et l’urgence absolue de lancer le recrutement, la direction doit prendre des décisions rapides sous peine de compromettre la saison prochaine.
Par Mehdi A.
La fin cruelle du championnat de Ligue 2 a plongé les supporters des Vert et Blanc dans une attente insoutenable. Alors que le public réclame à l’unanimité la stabilité pour concrétiser enfin le rêve de l’accession, le sommet de la pyramide administrative s’apprête à vivre des journées décisives. Le président Messani sait que chaque heure compte dans l’antichambre de l’élite. Face aux exigences d’un environnement qui s’impatiente légitimement, le patron du Raed ne peut plus se permettre de spéculer sur les intentions à long terme de son entraîneur. La reprise pointe à l’horizon et les fondations de l’exercice à venir doivent impérativement être coulées dans les meilleurs délais. L’état-major du club se retrouve dans l’obligation de fixer un ultimatum ou d’explorer immédiatement de nouvelles pistes pour ne pas accuser un retard fatal sur ses concurrents directs.
Une ossature en péril et le piège du règlement
Le véritable nœud du problème dépasse la simple identité de l’homme qui prendra place sur le banc de Benhaddad. Le football national impose une contrainte contractuelle terrible aux pensionnaires de la deuxième division. Les règlements en vigueur limitent la durée des engagements des joueurs à une seule et unique année. Cette spécificité administrative transforme chaque intersaison en un véritable séisme pour les effectifs. Dès le coup de sifflet final de la dernière journée, l’ensemble des cadres se retrouve libérés de tout engagement juridique. L’ossature qui a fait la force du Raed cette saison est désormais sur le marché, exposée aux sirènes des autres clubs. Cette vulnérabilité administrative exige une réactivité totale de la part de la direction. Pour convaincre les meilleurs éléments de renouveler leur bail, il faut un patron technique capable de présenter un projet sportif crédible. Attendre que le feuilleton du coach actuel trouve son dénouement en Ligue 1 expose le club à un exode massif de ses talents. La panique commence d’ailleurs à gagner les esprits après les récentes sorties sur les réseaux sociaux. L’allusion claire de Kermiche concernant son avenir a sonné comme un message d’adieu pour la communauté koubéenne. Cette situation prouve que le vestiaire commence déjà à regarder ailleurs, lassé par le flou qui entoure la gestion de la barre technique. Le président Messani doit stopper cette saignée avant qu’elle ne devienne irréversible. La direction générale n’a plus le luxe de tergiverser. Sauver l’ossature du groupe et calmer la colère de la galerie exige de nommer le patron du projet sans plus tarder. Messani doit trancher le nœud gordien le plus tôt possible, que ce soit avec ou sans son ancien entraîneur.
M.A.
