Au-delà de l’émotion et des retrouvailles, l’hommage vibrant rendu à Amar Boudissa le week-end dernier a pris une tournure très importante pour l’avenir du NAHD. Dans les travées du stade Zioui et du Centre culturel, un véritable élan s’est dessiné pour pousser une figure historique à reprendre les rênes du club : Ighil Meziane.
Le timing de cet événement ne pouvait pas être plus crucial. Alors que le président actuel, Yacine Hanied, a officiellement annoncé sa démission, laissant le club face à un énième virage institutionnel, la grande famille des Sang et Or s’est servie de cette tribune pour faire front uni. Pour beaucoup, le successeur idéal est tout trouvé.
Présent lors de la cérémonie, Ighil Meziane a pourtant joué la carte de la réserve. Fidèle à sa réputation d’homme d’expérience, il s’est montré peu bavard sur ses ambitions personnelles, préférant insister sur le respect dû à la mémoire et à l’œuvre d’Amar Boudissa. Pas question pour lui de parasiter la fête. Pourtant, en coulisses, les signaux d’un retour aux affaires — lui qui avait déjà présidé le Nasria au début des années 2000 — sont au vert. Plusieurs facteurs concordants montrent qu’il est loin d’être opposé à cette idée.
Sortir le NAHD du purgatoire
Le défi qui attend le prochain président est immense : le NAHD végète maintenant en Ligue 2 depuis cinq longues années. L’unique mission sera de rebâtir un projet solide pour orchestrer l’accession immédiate dans l’élite. Face à l’urgence de la situation, de nombreuses personnalités influentes du club, anciens dirigeants et gloires du football national présents à l’hommage, l’ont ouvertement pressé de se porter candidat. Tous lui ont assuré un soutien indéfectible dans cette mission qui s’annonce particulièrement difficile. Preuve que la machine est peut-être déjà lancée : des proches d’Ighil s’activent sérieusement en coulisses, et ce, avec son aval. Des réunions stratégiques ont d’ailleurs déjà eu lieu avec de potentiels sponsors et des investisseurs capables d’apporter les garanties financières indispensables pour redorer le blason du club. A Hussein-Dey, le sursaut tant attendu pourrait bien porter le nom d’Ighil.
O.Y.
