4 juin 2026

Hussein Dey replonge dans la torpeur

A l’approche du coup d’envoi de la nouvelle saison, l’environnement du Nasr Athlétique de Hussein Dey oscille dangereusement entre l’espoir d’un renouveau et la peur d’une énième crise structurelle. Si, sur le papier, un consensus salutaire semble enfin s’être dégagé au sein de la famille husseindéenne concernant les priorités absolues à enclencher et l’identité du groupe devant reprendre les rênes du club, la réalité du terrain est tout autre.

Par Omar Yahiaoui

L’union sacrée symbolisée par l’accord unanime autour de la figure emblématique de Meziane Ighil pour piloter le projet sportif est certes une excellente nouvelle, mais elle reste insuffisante. Le football de haut niveau ne se nourrit pas de promesses, il est désormais vital de passer à la vitesse supérieure et de matérialiser ce sursaut par des actes concrets.

Le spectre du passé et le blocage de l’AGEx

Ce qui retient le NAHD dans son élan, ce sont les tergiversations persistantes, pointées du doigt notamment du côté de l’ancienne direction. Le retard incompréhensible dans l’organisation et la tenue de l’Assemblée générale extraordinaire (AGEx) — passage juridique obligatoire pour acter la passation de pouvoir et installer officiellement la nouvelle équipe dirigeante — est loin de rassurer l’entourage du club.

Les supporters des Sang et Or, échaudés par les traumatismes récents, affichent une colère noire et une inquiétude légitime. Ils refusent catégoriquement de revivre les scénarios catastrophes des deux dernières saisons. Deux exercices qui ont mis en lumière l’échec cuisant de la gestion précédente : non seulement l’accession en Ligue 1 a été ratée à deux reprises alors qu’elle tendait les bras au club, mais plus grave encore, l’équipe a terminé le dernier championnat à l’agonie, représentée par les jeunes de l’équipe suite au boycott massif des joueurs seniors pour salaires impayés. Un affront que les amoureux du Nasria ne sont pas prêts à revivre.

La concurrence s’active, le NAHD fait du surplace

Pendant que la maison husseindéenne s’embourbe dans des procédures administratives interminables, l’horloge tourne inexorablement. Le temps presse, et cet attentisme pourrait se payer cash dès l’entame de la compétition. En Ligue 2, les rivaux directs pour la course à l’accession n’attendent personne. Les clubs ambitieux ont déjà lancé les grandes manœuvres depuis plusieurs semaines : officialisation des staffs techniques, renouvellement des cadres, et tractations avancées sur le marché des transferts pour s’offrir les meilleurs profils.

Face à cette féroce concurrence qui peaufine déjà ses plans de bataille, le NAHD ne peut plus se permettre de rester les bras croisés à observer le train passer. Pour espérer bâtir un effectif digne de ce nom, capable de jouer les premiers rôles et de redonner au club son standing d’antan, l’ossature administrative doit être scellée dans les plus brefs délais. Meziane Ighil et son équipe ont besoin de leviers légitimes et financiers pour acter le recrutement et planifier la préparation estivale. Le temps des palabres est révolu, place à l’action.

O. Y.

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