Le temps presse et les jours sont désormais comptés au sein du club, où le flou artistique qui entoure l’avenir administratif et technique commence à susciter de vives inquiétudes. Face à cette situation de blocage, Ali Bendebka, figure emblématique, ancien joueur et ex-porte-parole du club- ayant travaillé en binôme avec le manager Athmane Toual sous la présidence de Yacine Hanied -, est sorti de son mutisme. Avec le franc-parler qu’on lui connaît et son amour indéfectible pour les couleurs du club, il a tenu à secouer le cocotier et à appeler toutes les forces vives à une réaction immédiate pour extirper le club de l’ornière.
« Sortir le club de cette torpeur et passer enfin au concret »
Pour Ali Bendebka, le constat est sans appel : le statu quo actuel est le pire ennemi du club à l’approche de la nouvelle saison. L’ancien porte-parole insiste sur l’urgence d’enclencher la vitesse supérieure pour ne pas compromettre l’avenir de l’équipe : «Il nous faut faire vite si on veut sauver le club et le sortir de cette torpeur. Préparer le prochain exercice dans de bonnes conditions impose de se mettre déjà au travail, sans perdre une seule seconde. La concertation entre les sages est certes une très belle chose et témoigne de l’intérêt de chacun, mais l’idéal aujourd’hui, c’est qu’on arrive enfin à quelque chose de concret sur le terrain. Les discours doivent céder la place aux actes».
« Tenir l’AG pour élire un président est urgent»
Selon l’ancien compère d’Athmane Toual, aucune refondation ni aucune planification ne pourra se faire sans une tête pensante légitime à la tête du club. Le point de départ de la résurrection passe inévitablement par les urnes : «La priorité absolue et immédiate est d’élire le nouveau président. Pour y parvenir, il faudra impérativement accélérer les choses au niveau décisionnel et exiger la tenue de l’Assemblée Générale (AG) le plus rapidement possible. C’est une étape cruciale, car c’est uniquement à partir de l’installation d’un bureau directoire légitime que se dégageront ensuite les grandes lignes de la préparation pour la saison à venir».
«Le futur président, seul maître à bord dans le volet technique»
Bendebka a également tenu à remettre les pendules à l’heure concernant la gestion du volet sportif (staff technique, effectif, recrutement), rappelant que rien ne peut être décidé dans le flou actuel sans l’aval d’un patron officiel : «On ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs. Seul le prochain président aura la légitimité et le pouvoir de décider pour le maintien ou non du staff technique actuel, de cibler les joueurs à recruter pour renforcer l’équipe, et de fixer les modalités ainsi que le lieu du déroulement de la préparation estivale. Faire des choix aujourd’hui sans président opérationnel serait une erreur stratégique».
« Il faut reprendre les entraînements au moins à la mi-juin»
En technicien et connaisseur des exigences du football de haut niveau, Ali Bendebka sait qu’un retard dans la préparation physique se paie cash durant le championnat. Pour lui, le calendrier est déjà tracé et l’objectif final ne doit souffrir aucune ambiguïté. «Si nous voulons être compétitifs, il faudra impérativement débuter les entraînements à la mi-juin au moins. C’est le timing idéal pour espérer bien gérer les différentes phases de la saison sur le plan athlétique et tactique. Le club n’a plus de temps à perdre dans les paliers inférieurs : réussir l’accession est le seul et unique objectif qui scie au standing et à l’histoire de notre club. Tout le monde doit se mobiliser pour ce faire.»
O. Y.
