10 juin 2026

Hanied s’accroche à son poste, l’opposition prépare la riposte

Au NA Hussein-Dey, les jours se suivent et se ressemblent, prolongeant une agonie administrative qui semble ne jamais devoir prendre fin. Alors que les supporters et les observateurs espéraient un sursaut salvateur à l’approche de l’interphase, le blocage au sommet de la pyramide des Sang et Or se perpétue, sans qu’aucun déblocage ne pointe à l’horizon.

Par Omar Yahiaoui

Le Nasria est aujourd’hui une embarcation à la dérive, paralysée par des promesses non tenues et des calculs d’épiciers qui hypothèquent sérieusement la préparation de la saison prochaine. Le président Hanied et les membres de son bureau, jouent à un jeu très dangereux. Empêtré dans un paralogisme qui l’aveugle complétement, l’actuel président du Nasria emmène le club dans une dérive aux conséquences graves.

La démission fantôme de Yacine Hanied

Pourtant, dans un passé récent, le président Yacine Hanied avait tenté de calmer le jeu en annonçant publiquement son intention de rendre le tablier. Un départ qui apparaissait comme le préalable indispensable pour amorcer un nouveau cycle. Mais dans les faits, force est de constater que le premier responsable du club n’a absolument rien entrepris pour entériner sa décision. Bien au contraire, le monsieur s’accroche de toutes ses forces à son poste. Alors qu’il avait formellement promis de passer à l’acte pour libérer le club, aucune démarche officielle n’a été enclenchée. A l’heure actuelle, aucune date n’a été avancée pour la tenue de l’Assemblée générale extraordinaire (AGEx), une étape pourtant cruciale qui devait non seulement acter cette démission, mais aussi mettre en place la commission de candidatures chargée d’élire un successeur. Ce surplace institutionnel installe le NAHD dans un flou juridique des plus dangereux.

La guerre des coulisses et le spectre des dettes

Derrière ce rideau de fumée, les grandes manœuvres ont déjà commencé. Selon des sources bien informées, les forces de l’ombre qui tirent les ficelles du club s’activent pour maintenir le statu quo à leur avantage. Loin de vouloir abandonner le Nasria à son noble destin, ces réseaux d’influence s’attelleraient à préparer un candidat « sur mesure », entièrement acquis à leur cause.

L’objectif de cette stratégie est double : préserver des privilèges bien ancrés et, surtout, sécuriser la récupération des dettes colossales accumulées au club ces dernières années. Pas question pour ces créanciers de l’ombre de faire table rase du passé ; ils comptent bien installer un homme de paille pour garantir le remboursement de leurs créances, quitte à asphyxier financièrement le club un peu plus. D’ailleurs, par cette sournoise manœuvre ceux qui tirent, ou plutôt, celui, qui tire les ficelles s’en moque royalement de l’avenir du club, son seul souci aujourd’hui c’est d’en mettre pleines les poches.

Le dur retour à la réalité pour les partisans du changement

Pendant ce temps, les amoureux du club et les partisans d’une rupture radicale avec l’actuelle direction déchantent brutalement. Ceux qui croyaient naïvement qu’il suffirait d’une annonce de démission pour balayer l’ancien système et insuffler un sang neuf se heurtent aujourd’hui à la dure réalité du terrain. Le changement s’annonce bien plus complexe et sinueux que prévu face à une résistance féroce et structurée. En attendant qu’un véritable contre-pouvoir se lève, le NAHD demeure l’otage de ses propres démons, figé dans une crise sans fin qui menace, chaque jour un peu plus, les fondations mêmes de cette école historique.

O. Y.

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