Le Nasria serait-il enfin en train de voir le bout du tunnel ? Alors que le club traverse une période de turbulences institutionnelles et financières chroniques, une lueur d’espoir d’une intensité rare vient de poindre à l’horizon. Elle est l’œuvre d’une des figures les plus emblématiques de l’histoire du club, Chaâbane Merzekane.
Par Omar Yahiaoui
L’ancien latéral droit de légende des Sang et Or et des Verts, héros du Mondial de Gijón en 1982, a enfilé le costume de négociateur pour venir au chevet de son club de cœur. Avec un succès retentissant à la clé, il pose les jalons d’un redressement économique et d’une refonte managériale d’envergure.
Deux sponsors d’envergure sécurisés
C’est une bouffée d’oxygène qui pourrait totalement redéfinir les ambitions sportives du NAHD à court terme. Selon des sources internes très proches de l’entourage du club, Chaâbane Merzekane a réussi le tour de force d’entrer en contact direct et de mener des pourparlers poussés avec les managers de deux grandes entreprises nationales. Bien que l’identité de ces deux géants économiques soit pour l’heure jalousement gardée secrète et qu’aucun détail contractuel ou financier n’ait encore filtré, l’essentiel est ailleurs : un premier accord de principe a été officiellement arraché. Ces deux structures majeures se sont fermement engagées à accompagner et à parrainer le club à partir de la saison prochaine. Pour les observateurs, cette démarche menée de main de maître par Merzekane prouve que l’aura des anciennes gloires reste un levier d’attractivité surpuissant, capable de redonner de la crédibilité à un label « Nasria » passablement écorné ces dernières années.
L’union sacrée des anciens et la piste consensus « Meziane Ighil »
En agissant de la sorte, Merzekane n’a pas fait cavalier seul. C’est investi de la confiance et du mandat moral du collectif des anciens joueurs et cadres historiques du club qu’il a mené cette offensive de charme auprès des investisseurs. Conscient que l’argent ne fait pas tout sans une gouvernance solide, l’ancien international a confié à ses proches qu’il était désormais impératif de confier les clés de la maison à un dirigeant capable de fédérer toutes les forces vives de la daïra d’Hussein-Dey.
Dans cette optique de pacification et de reconstruction, tous les chemins mènent actuellement vers une autre figure légendaire de la maison sang et or : Meziane Ighil. Ancien joueur, entraîneur et président du club, possédant un profil de technocrate et d’homme à poigne respecté de tous, Ighil s’impose tout naturellement comme le candidat du consensus. Sa nomination à la tête du projet permettrait de rassurer à la fois les futurs sponsors, les autorités locales et la base populaire des supporters, fatiguée des guerres d’ego professionnelles.
Une AGEx imminente pour baliser la voie vers une transition légale
Sur le plan purement administratif, le processus de transition s’accélère pour acter ce renouveau. On apprend qu’une Assemblée générale extraordinaire (AGEx) sera programmée dans les tout prochains jours. L’ordre du jour sera crucial : il s’agira de dresser une feuille de route claire, rigoureuse et transparente pour sortir le club de l’expectative actuelle. Cette AGEx aura pour principale mission de valider les étapes juridiques menant à la convocation rapide d’une Assemblée générale élective (AGE). Cette dernière aura la lourde tâche de désigner officiellement le successeur du président démissionnaire, Yacine Hanied. Entre promesses de capitaux frais et retour programmé des compétences historiques aux commandes, le NAHD semble enfin détenir la formule idoine pour amorcer sa révolution et reconquérir, à terme, sa place légitime parmi l’élite du football algérien.
O. Y.
