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L’entrée en matière de l’Algérie face à l’Argentine, tenante du titre, en Coupe du Monde 2026 (11 juin – 19 juillet) aura été décevante avec un lourd revers concédé dans la nuit de mardi à mercredi. L’inévitable et inoxydable Lionel Messi a puni les largesses défensives des Verts coupables d’erreurs fatales à ce niveau. A présent, les camarades d’Ibrahim Maza, l’un des rares à avoir surnagé lors de cette opposition tout comme Aït-Nouri et Chaïbi, devront vite se remettre à l’endroit et éviter de sombrer dans le désarroi.
Par Mohamed Touileb
Il y avait comme un air de Nigeria – Algérie à la CAN 2025 dans la nuit de mardi à mercredi. L’équipe nationale est retombée dans ses travers en se laissant bouffer par une Albiceleste qui a assombri le ciel sur la tête des Verts. On avait l’impression que les camarades Hicham Boudaoui, hors du coup pour l’occasion, étaient désarçonnés à chaque fois qu’ils n’avaient pas le ballon.
Laisser de l’espace à Messi c’est péché
Hors phases de possession, le bloc a déjoué et laissé beaucoup trop de brèches. Et quand il y a de la qualité en face, la punition est immédiate. L’entame était fébrile comme face aux-Pays-Bas. Et si les Néerlandais s’étaient montrés imprécis et avaient aussi butté sur un Luca Zidane nettement plus inspiré qu’hier, les Argentins ont pu compter sur le génie d’un Messi qui a puni les Fennecs sans états d’âme.
La « Pulga » a commencé par tromper Zidane d’une frappe dès la 17e minute. Le tir était soudain d’un Léo qui a étrangement eu toute la latitude de recevoir le ballon plein axe, se retourner et foncer vers la surface. De la mauvaise couverture du milieu défensif qui s’est laissé surprendre par une transmission verticale de Rodrigo De Paul à l’attentisme de la paire centrale Mandi – Bensebaïni jusqu’à cette main molle de Zidane qui pouvait largement faire mieux et sortir le ballon en corner s’il avait poussé plus fort sur ses jambes, c’était l’alignement « désastre ».
A la pause, on n’avait pas vraiment l’impression que les « Guerriers du Désert » étaient complètement hors du coup. Cependant, il y avait déjà le sentiment qu’on était un peu trop en dedans footballistiquement. Certains semblaient rattrapés par l’importance de l’événement. Sans oublier une mise en place trop attentiste de Vladimir Petkovic et une animation qui empêchait Anis Hadj Moussa et consorts d’être véritablement entreprenants.
Un football désarticulé
Au retour des vestiaires, le verrou sautera encore au bout d’un quart d’heure. Le Tango a gardé les mêmes standards et n’a pas changé grand-chose car le scénario de la rencontre allait dans son sens. En revanche, le sélectionneur algérien n’a pas réussi à trouver une manière qui permette aux siens de mieux articuler footballistiquement. Coaching raté.
Même la réactivité, l’EN l’a perdue et a concédé le break sur un deuxième ballon qu’ils n’ont pas pu suivre à cause du manque de vigilance. Messi n’est pas Malen, attaquant des Oranjes qui ne convertit pas les buts épluchés. En voyant Luca Zidane faire un arrêt peu académique sur le tir de Mac Allister, l’octuple Ballon d’Or ne s’est pas fait prier pour punir l’apathie des « Guerriers du Désert ».
Que ce soit dans les placements, dans le repli ou dans l’agressivité, Nabil Bentaleb, qui n’a pas livré le match attendu de lui dans le cœur du jeu, &cie n’étaient pas à la hauteur face à un adversaire qui prendra ses aises à la 76e minute en voyant Messi accomplir la prophétie avec un triplé et plier cette partie.
« Il reste six points à prendre »
Est-ce qu’il y a des bons points à tirer de cette déroute ? Pas tellement. Avec le ballon, on n’a pas été dégueulasses mais on n’a pas non plus exploité notre potentiel d’une manière optimale. Au bout, il y a trois points de perdus qui viennent contraster avec la volonté de se rattraper que les cadres AïssaMandi, pas à la hauteur pour l’occasion, et Riyad Mahrez, laissé sur le banc sans que cette décision soit pour autant judicieuse, ont affichée.
« Le groupe peut rebondir après cette défaite. Ce n’est qu’une entame de tournoi. Cela ne se joue pas uniquement sur le premier match. Il reste six points à prendre. Le moral n’est pas bon ce soir parce qu’on n’aime pas perdre, mais nous allons rebondir », lâchait notamment Mandi. Concrètement, il reste deux matchs à jouer dans lesquels notre sélection peut se refaire une santé.
La donne est simple : il suffira de s’imposer face à la Jordanie et l’Autriche pour se qualifier. Après tout, même les Argentins avaient pris la CDM 2022 au Qatar par le mauvais bout avant de finir par la soulever. On ne dit pas qu’on ira au bout mais on pense que Maza et ses compatriotes ont de quoi requinquer le moral et le retaper.
M. T.
