L’équipe nationale reste en vie dans la Coupe du Monde 2026 (11 juin – 19 juillet) après avoir frôlé la catastrophe face à la Jordanie à l’occasion de sa seconde sortie dans la compétition. Difficiles vainqueurs 2 buts à 1 des Jordaniens dans le groupe »J » après leur revers inaugural contre l’Argentine (3-0), les Verts se relancent dans la course vers la qualification sans pour autant montrer un rendement rassurant. Même si elle n’était pas brillante, la victoire reste bonne à prendre en attendant de voir les protégés de Vladimir Petkovic mettre plus d’aplomb pour l’ultime sortie du premier tour contre l’Autriche dans 3 jours.
Par Mohamed Touileb
Les Fennecs ont joué avec les nerfs des Algériens et avec le feu. Alors que la rencontre contre les Jordaniens semblait, sur le papier, à leur portée, les camarades de RafikBelghali, de nouveau loin de son niveau, ont – encore une fois – déjoué. Les erreurs individuelles ont failli coûter cher aux Guerriers du Désert qui se sont retrouvés menés au score au terme de la première période avant de réussir à revenir dans la partie et empocher les trois points qui leur permettent de rester dans le coup et espérer d’être parmi les 32 qualifiés à l’issue de la phase de poules.
Les phases arrêtées ont remis l’EN en marche
Encore une fois, même si en face il n’y avait pas une grande nation du football, El-Khadra était dans le réactif plutôt que l’actif. C’est le point sur lequel Petkovic, qui n’a pas rassuré sur sa capacité à trouver les solutions fiables et faire les choix d’hommes adéquats, a préféré axer. « Ce qui m’a le plus plu aujourd’hui, c’est la réaction des joueurs après avoir encaissé ce but. L’équipe n’a pas perdu son calme et a continué à croire en sa capacité à revenir dans le match », a-t-il lâché en conférence d’après-match.
Menés à la 36e minute à cause d’une réalisation engendrée par une mauvaise relance de Ramiz Zerrouki, coupable d’une passe latérale qui est tout simplement proscrite à ce niveau, les camarades de RamyBensebaïni, auteur d’une partie solide, ont fini par l’emporter en s’en remettant aux coups de pieds arrêtés à défaut de pouvoir trouver la solution sur des phases en mouvement.
D’ailleurs, Jamal Sellami, entraîneur adverse, a évoqué cela en déclarant : « Quand on voit à quel point l’équipe d’Algérie est heureuse d’arracher la victoire face à nous sur deux corners, cela nous remplit de fierté. Quand on voit des joueurs comme Mahrez ou d’autres individualités de talent… Naturellement, dans le football d’aujourd’hui, il n’y a plus de grands écarts. Nous avons essayé de réduire ces écarts autant que possible, mais à la fin, le football et la chance leur ont souri. Félicitations à eux. »
La qualif’ à portée, mais…
Le technicien marocain savait que cette rencontre revêtait un cachet couperet et qu’il venait de manquer l’ultime chance de ne pas prendre la porte tôt dans l’épreuve. Pour sa part, l’équipe nationale donne un coup de peps à ses chances de survivre au premier écrémage même si rien n’est acté pour l’instant. C’est ce qu’a note Petkovic en rappelant que « nous n’avons encore rien accompli. La qualification n’est pas assurée. Il nous reste une rencontre décisive face à l’Autriche qui déterminera notre avenir dans cette compétition. »
Dans la forme, l’objectif fixé par la Fédération algérienne de football (FAF) au chef de la barre technique, prolongé avant le début de l’épreuve, devrait être atteint. En revanche, dans le fond, les copies qu’on a vues jusque-là ne sont guère faites pour rassurer les Algériens sur la capacité de leur sélection à atteindre des stades avancés dans ce tournoi. Mais bon, tout succès est à savourer. Quand bien même le contenu est caractérisé par l’insipidité.
M.T.
