La JSK tient enfin son nouvel entraîneur. Après plusieurs semaines de recherches, de nombreuses pistes étudiées et plusieurs profils écartés, la direction kabyle est parvenue à un accord de principe avec le technicien franco-algérien Karim Belhocine, qui devrait être officiellement présenté dans les prochaines heures pour succéder à Josef Zinnbauer.
Par Said Djoudi
Si cette nomination met fin à un long feuilleton qui commençait à inquiéter les amoureux du club, elle n’a toutefois pas suscité l’enthousiasme espéré. Sur les réseaux sociaux, une partie des supporters n’a pas caché sa déception. Beaucoup s’attendaient à voir débarquer un entraîneur de très grande renommée, capable de donner une nouvelle dimension au projet sportif et de conduire la JSK vers les sommets, aussi bien sur le plan national que continental.
Un technicien reconnu en Belgique
Âgé de 48 ans, Karim Belhocine possède une solide expérience du football belge. Ancien milieu de terrain, il a évolué notamment au KV Courtrai, au Standard de Liège et à La Gantoise avant de se reconvertir comme entraîneur. Sur le banc, il a dirigé Courtrai à plusieurs reprises, le Sporting Charleroi ainsi que les Francs Borains. Il a également occupé le poste d’entraîneur adjoint à Anderlecht avant de rejoindre le staff de Watford en Angleterre au début de l’année 2026. Réputé pour son sérieux, sa rigueur tactique et sa capacité à faire progresser les jeunes joueurs, Belhocine jouit d’une excellente réputation en Belgique. Ses équipes ont souvent été saluées pour leur organisation et leur discipline. Néanmoins, il n’a jamais dirigé un club en Algérie ni participé aux compétitions africaines, un élément qui nourrit les interrogations de nombreux observateurs.
Des attentes énormes
À la JSK, la pression sera immense dès son arrivée. Le club vise clairement les premiers rôles en championnat tout en nourrissant de grandes ambitions sur la scène africaine. Les dirigeants ont considérablement renforcé l’effectif depuis le début du mercato avec plusieurs recrues de qualité. Il appartiendra désormais au nouvel entraîneur de construire un collectif capable de répondre à ces ambitions. Les supporters, eux, espéraient un entraîneur au palmarès plus étoffé, habitué aux grands rendez-vous africains. Beaucoup estiment que la JSK, forte de son histoire et de son statut, méritait un nom plus prestigieux pour marquer son retour parmi les grands. D’autres préfèrent toutefois attendre de voir le travail du Franco-Algérien avant de porter un jugement définitif.
Le terrain comme seul juge
Consciente des critiques, la direction du club kabyle, Yazid Mansouri en premier assume pleinement son choix. Les responsables du club ont privilégié un entraîneur dont le profil correspond au projet sportif, estimant que ses compétences, son exigence et sa connaissance du football moderne peuvent permettre à la JSK de franchir un nouveau palier. Pour Karim Belhocine, le défi est de taille. Il découvrira un environnement où la passion est omniprésente et où les résultats sont attendus immédiatement. Plus que son CV, ce seront ses performances à la tête des Canaris qui feront taire les critiques ou, au contraire, les renforcer. Une chose est sûre : dès son intronisation, tous les regards seront braqués sur lui.
S. D.
