
L’équipe nationale a pu survivre au premier tour de la Coupe du Monde 2026 et se qualifier en 1/16 de finale du tournoi. Si des joueurs comme Mahrez, Belghali, Gouiri et Benbouali et Aouar ont eu une implication directe sur les résultats avec des buts et des passes décisives, d’autres comme Ibrahim Maza et Farès Chaïbi ont brillé par un rôle tactique important. Focus sur le dernier nommé qui a eu un impact significatif lors des trois sorties des Verts lors de la phase de poules.
Par Mohamed Touileb
Il court partout et se montre disponible sur toutes les séquences de jeu. Que ce soit pour défendre ou lancer les attaques, Farès Chaïbi (23 ans/On a tendance à oublier qu’il est jeune) n’a jamais semblé aussi épanoui dans son jeu avec la sélection où il en est déjà à 34 apparitions. Le milieu offensif était dans le bon tempo dès le premier match contre l’Argentine.
Décomplexé avec un sens tactique très aiguisé
Malgré la défaite 3 buts à 0, on sentait qu’il était le seul à surnager dans la difficulté qu’ont rencontrée les Fennecs pour faire face aux champions du monde en titre. Le sociétaire de l’Eïntracht Frankfurt était complètement décomplexé dans son jeu alors que la majorité de ses coéquipiers, même les plus expérimentés, comme Aïssa Mandi, ont paru tétanisés par le jeu et l’enjeu. La tendance s’est confirmée pour lui lors des deux sorties qui ont suivi. En l’absence de Mohamed El Amine Amoura, en méforme puis blessé, Vladimir Petkovic a trouvé en Chaïbi une solution pour apporter l’équilibre à son bloc. Un élément amovible qui a un coffre impressionnant. Physiquement, c’est le Guerrier du Désert le plus costaud. Il est là pour livrer les duels et apporter la supériorité dans le repli et la projection. Ce n’est pas pour rien que le sélectionneur ne le sort jamais.
Sur son rôle au sein du onze, Chaïbi sait qu’il a « les qualités pour faire un peu tout. J’essaie au mieux d’aider l’équipe. Je joue où on me demande de jouer ». L’ancien pensionnaire du Toulouse FC est allé au bout des trois matchs. Cela démontre que sa présence est vitale sur le terrain.
Maturité et déterminations palpables
En plus de ses qualités physiques, il dégage une maturité importante. Que ce soit sur le plan footballistique ou celui de la communication. Evoquant la prochaine sortie contre les Suisses, il estime que « ce n’est peut-être pas le plus gros nom mais c’est une équipe qui est très, très solide depuis quelques années ». Aussi, il n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’état d’esprit en notant que « lors du match de la Jordanie et maintenant, on a une équipe qui a un fort mental. On n’a jamais douté de nous. On est revenu à chaque fois ».
Concernant le test à venir, il compte bien aider encore une fois ses camarades pour passer cet écueil. « J’ai marqué un but hors-jeu au premier match. Là, j’ai touché le poteau (face à l’Autriche). J’espère que le prochain match je marquerai », lance-t-il. Comme marquer sera important, on espère que l’ex-Toulousain va trouver la faille cette fois. Croisons les doigts.
M.T.
