26 août 2026

Aïssa Mandi, le « maillot » faible

La défense algérienne était l’une des faiblesses manifestes lors de l’aventure en Coupe du monde 2026. Avec 9 buts concédés en 4 sorties, l’élimination devenait inévitable avec une arrière-garde aussi perméable et qui craque à chaque match. En maillon faible, il y avait Aïssa Mandi. Malgré son expérience, l’axial n’a pas eu le rendement escompté en se montrant lent et peu lucide dans ses décisions. Notamment avec une tendance à défendre à reculons au lieu d’attaquer le porteur du ballon et l’empêcher de se rapprocher de la surface. Malgré tous ces points noirs, il n’a pas donné l’impression de vouloir raccrocher avec les Verts. Une attitude incompréhensible.

Par Mohamed Touileb

Désigné Dogue de l’année (meilleur joueur de la saison) au Lille OSC, Aïssa Mandi débarquait galvanisé du côté de l’Equipe nationale pour la Coupe du monde 2026. On pensait alors que son vécu et le fait d’avoir déjà été présent au Mondial 2014 au Brésil allaient être des atouts pour l’EN. Malheureusement, ce n’était pas le cas.

Un comportement pointé du doigt en interne

Avec 119 capes à son compteur avant le début de la messe planétaire, Mandi était déjà le Fennec le plus capé de l’histoire de l’Equipe nationale devant Riyad Mahrez (116 sélections). Naturellement, il bénéficiait du statut de cadre. A partir de là, il était difficile à déloger de la défense centrale. Ceci n’est pas un problème en soi car au LOSC, le défenseur a donné l’air de bien s’en sortir… dans une arrière-garde à trois axiaux. Et ça fait toute la différence.

En effet, Petkovic a étrangement décidé de disputer la compétition avec deux axiaux en alignant constamment un quatuor défensif et la paire Mandi – Bensebaïni. Les conséquences ont été désastreuses. Même la modeste sélection de Jordanie était parvenue à faire sauter le verrou algérien sans oublier les trois buts marqués par Lionel Messi lors de la première sortie contre les Argentins. Malgré cela, Mandi a été maintenu.

A ce propos, selon des sources concordantes, le Lillois doit aussi sa place à certaines manigances en interne. Les joueurs locaux se plaignent de son attitude envers eux. Aux dernières nouvelles, il ne leur adressait même pas la parole. Notamment le défenseur Zineddine Belaïd, qui était la principale menace pour lui, était une victime directe de cette attitude. Ce qui explique le fait qu’il n’ait pas joué durant la compétition. De plus, et cette information est certaine, c’était Mandi qui était derrière la rétrogradation d’Oussama Benbot en 3e gardien à la CAN 2025 alors qu’il devait être aligné contre la Guinée équatoriale pour le 3e match. Un accrochage verbal a eu lieu entre les deux à la veille du match et Mandi aurait tout fait pour que Petkovic punisse Benbot et opte pour Mandréa.

Merci mais au revoir

Pour cacher ses faiblesses, Mandi, qui essaye constamment de renvoyer une image d’un meneur et d’un joueur qui assume les échecs, aurait une toute autre personnalité en interne. Cela reste courant dans le football où l’image précède souvent la réalité. D’ailleurs, pour évoquer l’échec des Verts au Mondial, le défenseur de 35 ans a écrit un message publié via ses comptes des réseaux sociaux. «Après 12 ans… Nous espérions tous vivre une nouvelle Coupe du monde. Je ne vais pas vous mentir, je suis le premier à ressentir cette immense déception et le premier à être abattu, surtout de la manière dont notre parcours s’est terminé», a-t-il écrit. Selon lui, «il n’y a aucune excuse. J’assume mes responsabilités comme je l’ai toujours fait. Merci à tous ceux qui nous ont soutenus et qui continuent de soutenir l’Equipe nationale dans ces périodes compliquées. Je ne l’oublierai jamais». Pour finir, il a indiqué que «le moment viendra de parler de la suite». En d’autres termes, il ne veut pas emboîter le pas à Mahrez qui a décidé d’arrêter avec la sélection. Pourtant, Mandi a montré ses limites physiques et techniques. Il n’est plus vraiment d’utilité pour El-Khadra qui doit lancer un nouveau cycle dès septembre. Certes, l’ex-pensionnaire du Stade de Reims a toujours essayé de tout donner en se montrant «exemplaire» et pleinement engagé, mais l’heure de s’en aller est arrivée.

M.T.

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