Les spéculations battent leur plein. Stop ou encore ? Telle est la question. Le flou est là pour l’avenir de Vladimir Petkovic. A chaud, après l’élimination de l’Algérie face à la Suisse en seizième de finale de la Coupe du monde 2026, le coach des Verts était donné partant. Sauf que la résiliation ne serait pas aussi fluide qu’annoncé préalablement. Trois options sont évoquées.
Par Mohamed Touileb
Dans un premier temps, tout semblait facile. Une résiliation d’un commun accord. Une compensation de trois mois devait suffire pour résilier le Suisso-Bosnien sans trop affecter la trésorerie. Quand bien même l’indemnisation dépassait le demi-million d’euros pour un travail non fait. Ce qui représente, dans certaines fédérations en Afrique, le salaire annuel d’un sélectionneur.
Éventualités : Indemniser, solder le compte ou… maintenir le coach
Par la suite, des bruits de couloirs ont indiqué que la Fédération algérienne de football (FAF) chercherait à mettre fin à la collaboration d’une manière unilatérale. Ce qui la condamnerait à verser deux années de salaires à Petkovic soit un montant compris entre 3.84 millions et 4.8 millions d’euros. Ce qui ferait un sacré pactole. Ce gros chèque à verser, si inexistence d’un levier contractuel pour remercier Petkovic sans grosse casse, peut aussi obliger Walid Sadi à maintenir le successeur de Djamel Belmadi en poste. Autrement, la bombe lui exploserait au visage si jamais il tente de la désamorcer brutalement et dans un contexte très tendu.
En tout cas, hier à partir de 18h (heure où nous mettions sous presse), le Bureau fédéral, présidé par Walid Sadi, s’est réuni au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa pour discuter de l’issue à donner à la collaboration avec le technicien étranger. Les différentes possibilités étaient à l’étude. Même s’il avait, avec l’aval des autorités et en sa qualité de ministre des Sports, fait cavalier seul pour étendre le bail de Petkovic début juin, Sadi se retrouve à se concerter avec les autres membres du BF pour sortir d’une situation bien embarrassante. Ce litige peut clairement avoir des répercussions sur son mandat et remettre en considération sa capacité de gérer les dossiers complexes.
Petkovic pourrait faire le difficile
On ne sait pas comment la FAF va s’en sortir dans cette affaire. A priori, rien ne s’annonce aussi facile que les premiers éléments du dossier le laissaient croire. L’extension du contrat en juin dernier était clairement un coup de poker… perdant. On en avait parlé et mis en garde sur la tournure que pouvaient prendre les choses si jamais la campagne en Coupe du monde 2026 ne répondait pas aux attentes. C’est ce qui s’est produit.
Certes, Petkovic a rempli sa part du contrat, mais n’a pas «rempli les yeux» des Algériens en présentant une équipe attrayante et agréable à voir jouer. Pourtant, il y avait un potentiel pour faire mieux que ce qu’on a pu voir. C’est le gros point noir dans l’histoire. Autrement, sur le plan contractuel, l’ancien driver des Girondins de Bordeaux a atteint les objectifs qui lui ont été fixés. Il est utile de le relever. Et cela risque de le pousser à ne pas se laisser faire dans les tractations.
M.T.
