Les rois de la pédale Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard n’oublieront pas de sitôt la nuit du dimanche, avant le début de la 15e étape du Tour de France. Le Danois a été réveillé à 2 heures du matin pour un contrôle antidopage, et le Slovène à 5 heures. Rude avant une étape de montagne où il fallait engloutir près de 4.000 mètres de dénivelé positif. Ça n’a pas empêché Pogacar de gérer et de finir deuxième au Plateau de Solaison, mais son rival n’a pas pu en dire autant, contraint d’abandonner après une chute. Le président de l’Union nationale des cyclistes professionnels (UNCP), Pascal Chanteur, s’est insurgé contre ces contrôles en plein milieu de la nuit. «Tous les coureurs sont contrôlés tout au long de la journée, ils peuvent être contrôlés n’importe où, à n’importe quelle heure mais pas en plein sommeil. C’est carrément du harcèlement. Sur un Tour de France, contrôler un coureur à 2 ou 5 heures du matin, est-ce que c’est bien raisonnable pour la récupération et la santé des coureurs ? Qu’il puisse y avoir des contrôles, il n’y a aucun problème, on ne vit pas dans un monde de Bisounours. La lutte antidopage est importante. Ce qu’on demande, c’est qu’il ne soit pas fait n’importe quoi», insiste l’ancien coureur.
