Alors que les Husseindéens espéraient un démarrage en trombe pour lancer la nouvelle saison et concrétiser les ambitions d’accession, le projet porté par le nouveau président, Athmane Sahbane, tourne actuellement au ralenti. La raison ? Une stratégie de recrutement quasi entièrement suspendue au soutien financier de l’homme d’affaires et ancien directeur général de la SSPA/NAHD, Sofiane Bouderouaya. Une attente qui ressemble de plus en plus à une impasse dommageable pour le club husseindéen.
Une dépendance financière dans un contexte hautement complexe
Pour pouvoir concrétiser ses cibles sur le marché des transferts et bâtir un effectif en mesure de jouer les premiers rôles, la nouvelle direction comptait lourdement sur l’injection de capitaux espérés de la part de Bouderouaya. Cependant, miser sur ce levier financier s’avère particulièrement risqué, voire illusoire, au vu du contexte actuel et du passif entre les différents acteurs.
En effet, le plan de Sahbane prévoyait la reconduction de l’ancien bureau dirigeant. Or, Sofiane Bouderouaya a déjà eu l’occasion de collaborer par le passé avec ces mêmes membres, une expérience marquée par de profonds désaccords et des tensions tenaces. L’homme d’affaires a clairement laissé entendre qu’il ne souhaitait plus interagir ni faire affaire avec ce cercle dirigeant, rendant toute cohabitation ou soutien indirect extrêmement improbable.
Le « non » catégorique de Bouderouaya à l’émissaire Hanied
Pour tenter de débloquer la situation et convaincre l’ancien DG de passer à la caisse, la direction a mandaté l’ancien président, Yacine Hanied, afin de jouer les intermédiaires. Une démarche diplomatique qui s’est soldée par un échec cuisant.
Lors de leur rencontre, Hanied s’est présenté avec une liste de joueurs ciblés pour le recrutement estival dans l’espoir d’obtenir le feu vert financier de Bouderouaya. La réaction de ce dernier a été sans appel : il refusa même de jeter un coup d’œil au document présenté. L’homme d’affaires a fermement réitéré sa position, affirmant qu’il n’avait aucunement l’intention de financer le recrutement du Nasria sous cette configuration.
Le temps presse pour la direction husseindéenne
Ce refus catégorique plonge le président Athmane Sahbane dans une situation délicate. Alors que des entraîneurs pressentis, à l’image d’Abdenour Bousbiaâ, attendent des garanties pour sceller leur engagement et que des talents quittent progressivement le club, le NAHD ne peut plus se permettre de perdre du temps à attendre un financement hypothétique. La direction du Nasria se retrouve désormais au pied du mur : elle doit de toute urgence revoir sa copie, explorer d’autres sources de financement autonomes et activer un « plan B » réaliste si elle souhaite véritablement lancer son marché et aborder le prochain exercice avec des ambitions à la hauteur de son histoire.
O. Y.
