Après une parenthèse d’une saison chez le voisin et rival, le RC Kouba, l’attaquant, Karim Sabouni, est de retour au NAHD. En pleine préparation estivale sur les hauteurs de Tikjda, il se livre sans détour dans cet entretien sur les conditions du stage, son choix de revenir, les ambitions du groupe et la métamorphose de l’effectif.
Entretien réalisé par Omar Yahiaoui
Pour commencer, comment se déroule ce stage bloqué que vous effectuez actuellement à Tikjda avec l’ensemble du groupe ?
Le stage se déroule dans d’excellentes conditions. Le site de Tikjda est idyllique pour effectuer une bonne préparation foncière loin de la pression de la ville. Nous travaillons dans un cadre serein et professionnel, ce qui nous permet de nous focaliser entièrement sur le volet physique et technico-tactique. L’ambiance au sein du groupe est remarquable, il y a une vraie cohésion entre les anciens et les nouveaux.
Le staff technique a programmé des séances en biquotidien, voire parfois du tri-quotidien. Cela doit être particulièrement éreintant pour les organismes, n’est-ce pas ?
C’est vrai, le rythme est particulièrement intense et la charge de travail est très lourde. S’entraîner deux ou trois fois par jour, c’est dur, on ne va pas se le cacher, la fatigue musculaire commence à s’accumuler. Mais à ce stade de la préparation, c’est un passage obligé et indispensable. On sait pertinemment que c’est maintenant qu’on pose les fondations de toute la saison.
Comment s’est opéré votre retour au NAHD, après une année passée chez le voisin koubéen ?
Sincèrement, les choses se sont faites de manière assez naturelle. Même lorsque j’étais de l’autre côté la saison dernière, je n’ai jamais coupé les ponts. J’ai gardé de très bons rapports avec les dirigeants, les gens du club et les supporters. Le contact n’a jamais été rompu. Quand l’opportunité de revenir s’est présentée, le choix a été vite fait dans ma tête.
En faisant un parallèle entre le groupe que vous aviez quitté et celui que vous retrouvez aujourd’hui pour votre deuxième passage au club, quelles différences notables remarquez-vous ?
Il y a une nette évolution dans la configuration de l’effectif. Le premier groupe dans lequel j’évoluais lors de mon premier passage était essentiellement constitué de joueurs d’expérience, des éléments rompus aux grandes batailles et dotés d’un vécu footballistique important. Aujourd’hui, je retrouve une équipe différente, qui se présente comme un savoureux mélange entre des joueurs chevronnés qui encadrent le vestiaire et une pléiade de jeunes talents pétris de qualités. Cette fougue juvénile, combinée à l’expérience des cadres, apporte un dynamisme formidable au groupe.
Pour terminer, et au vu de cette dynamique, pensez-vous que le Nasria a les épaules assez larges pour jouer crânement sa chance et viser l’accession en Ligue 1 ?
C’est l’objectif ultime et légitime pour un club de la dimension du NAHD. On ne peut pas porter ce maillot et se cacher derrière notre petit doigt. Bien sûr que nous avons les capacités de jouer l’accession, mais il faut garder les pieds sur terre. Le chemin est encore long, le championnat de Ligue 2 est difficile, piégeux et demande énormément de régularité, de sacrifices et d’humilité. Avec le travail que nous abattrons ici à Tikjda, la qualité de l’effectif et le soutien inestimable de nos supporters, nous ferons tout notre possible pour remettre le club à la place qui est la sienne parmi l’élite.
O. Y.
